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Léonard de Vinci : "La Joconde" a-t-elle révélé tous ses secrets ?

À l’époque de son retour à Florence, De Vinci travaille sur le portrait d’une bourgeoise florentine, Lisa Gherdini, l'épouse de Francesco del Giocondo.

"La Joconde" de Léonard de Vinci exposée au musée du Louvre à Paris
"La Joconde" de Léonard de Vinci exposée au musée du Louvre à Paris
Crédit : Wikimedia Commons
Le mystère Léonard de Vinci
00:38:00
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Lorànt Deutsch - édité par Capucine Trollion

En 1504, Léonard de Vinci fait son retour à Florence après un court séjour à Venise où il a travaillé pour César Borgia. Il est bien décidé à montrer qu’à la cinquantaine bien sonnée, il est encore au top, car la concurrence est rude en pleine Renaissance : il y a des petits jeunes qui poussent au portillon, comme Raphaël, ou Michel-Ange qui a stupéfié le monde en 1499 en sculptant la célèbre Piéta pour la basilique Saint Pierre de Rome, à seulement 24 ans !

C’est d’ailleurs à l’époque de son retour à Florence, que De Vinci travaille sur le portrait d’une bourgeoise florentine, Lisa Gherdini, l'épouse de Francesco del Giocondo. C’est Mona Lisa, soit Dame Lisa, alias la Joconde. Comment imaginer que ce simple portrait, une peinture à l'huile sur un panneau de peuplier de 77 × 53 cm, allait devenir un jour l’icône de l’art occidental, l’œuvre la plus contemplée, la plus commentée, la plus décortiquée, et sans doute la plus controversée ? Que n’a-t-on pas dit sur la Joconde ? 
Les théories les plus dingues tentent de percer le sens caché – à supposer qu’il y en ait un – de ce portrait d’apparence anodine mais pourtant fascinant, car si vivant et si vibrant. C’est vrai que son sourire énigmatique semble nous narguer en nous disant : "Cherchez encore, vous n’y êtes pas". 

Un sourire énigmatique fascinant

Aujourd’hui, les historiens de l’art sont unanimes sur l’identité du modèle, c’est bien Lisa Gherardini. Nous le savons avec certitude, grâce à une note datée de 1503 dans la marge d’un livre, écrite par le chancelier de Florence Agostino Vespucci. Et pourtant, malgré tout, on se demande pourquoi Léonard de Vinci a travaillé avec tant de soin sur ce portrait qu’il n’a jamais livré. Pendant quinze ans, il ne cessera de peaufiner ce visage, sublimé par la technique typiquement léonardienne du sfumato, c’est-à-dire avec des contours évanescents, donnant cet aspect si réaliste.

Il est possible que Léonard de Vinci, parti du visage de Lisa Gherdini, ait cherché ensuite à aller vers une vision idéalisée d’une féminité absolue, c’est-à-dire, douce et rassurante, un visage sans âge, une tendresse maternelle, qui faisait peut-être écho au souvenir de sa mère, dont il a été privé dès le plus jeune âge. Nous ne le saurons jamais, mais rien n’interdit de le penser !

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