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Pourquoi un dessin de Léonard de Vinci est-il au cœur d'une bataille judiciaire ?

Le propriétaire d'un dessin de Léonard de Vinci estimé à 15 millions d'euros, assigne le ministère de la Culture en justice car celui-ci bloque sa vente à l'étranger.

"Étude pour un Saint-Sébastien", dessin de Léonard de Vinci
"Étude pour un Saint-Sébastien", dessin de Léonard de Vinci
Crédit : PHILIPPE LOPEZ / AFP
William Vuillez & AFP

Ce mardi 7 décembre, la maison de ventes Tajan est citée à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, car elle est accusée de "tentative d'extorsion" par le propriétaire d'un dessin de Léonard de Vinci. Celui-ci assigne également en justice la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. Pour comprendre cette histoire, il faut remonter en 2016. 

Jean B. un médecin généraliste à la retraite, fait expertiser et authentifier un dessin qu'il détenait depuis la fin des années 1950. La maison de ventes Tajan, chargée de l'expertise  est formelle : il s'agit d'un dessin réalisé à l'encre par Léonard de Vinci, intitulé Étude pour un Saint-Sébastien dans un paysage et estimé à 15 millions d'euros. L'État décide de classer l'œuvre "trésor national" et formule en 2019, via le ministère de la Culture, une offre de 10 millions d'euros, refusée par son propriétaire. 

Le ministère renonce alors à son acquisition et son propriétaire Jean B. souhaite vendre le dessin à l'étranger. Problème pour lui, le ministère de la Culture refuse de délivrer un certificat d'exportation et se justifie en disant que le dessin pourrait avoir été volé. En effet, une plainte a été déposée fin 2020, mais "classée sans suite pour absence d'infraction", a déclaré Me Sébastien du Puy-Montbrun, un des avocats de Jean B., rapporté par l'AFP.

Bachelot assignée en référé

Les avocats de Jean B., aujourd'hui âgé de 86 ans, ont assigné Roselyne Bachelot en référé ainsi que Claire Chastanier, adjointe au sous-directeur des collections du ministère de la Culture pour les contraindre à délivrer un certificat d'exportation pour ce dessin. "La manière dont Roselyne Bachelot a géré ce dossier est catastrophique", avait déclaré Me Olivier Baratelli, l'autre avocat du propriétaire.

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De leur côté, les avocats de Roselyne Bachelot et Claire Chastanier ont expliqué à l'AFP qu'ils n'avaient pas "refusé" de délivrer un certificat d'exportation mais "suspendu" la procédure. 

En parallèle le docteur Jean B. a révoqué le mandat de la maison de ventes Tajan. À ce titre, celle-ci lui réclame 2 millions d'euros. Le propriétaire du dessin a alors cité Tajan à comparaître devant le tribunal correctionnel, l'accusant "d'abus de confiance" et de "tentative d'extorsion". 

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