1. Accueil
  2. Culture
  3. Ciné et séries
  4. "Seize Printemps" : le premier film charmant et audacieux de Suzanne Lindon
3 min de lecture

"Seize Printemps" : le premier film charmant et audacieux de Suzanne Lindon

RENCONTRES - Hasard des sorties, le 16 juin prochain seront à l'affiche Sandrine Kiberlain dans "Les 2 Alfred", et sa fille Suzanne Lindon à la réalisation de "Seize Printemps". L'occasion de confidences croisées.

Suzanne Lindon dans "Seize Printemps"
Suzanne Lindon dans "Seize Printemps"
Crédit : 2020 Avenue B Productions
Laissez-vous tenter du 14 juin 2021
20:44
Renaud Capuçon dévoile ses festivals de musique classique préférés pour l'été
06:37
Laissez-vous tenter du 14 juin 2021
20:44
Renaud Capuçon dévoile ses festivals de musique classique préférés pour l'été 2021
06:30
Renaud Capuçon dévoile ses festivals de musique classique préférés pour l'été
06:37
stephane-boudsocq
Stéphane Boudsocq
Animateur

Sandrine Kiberlain joue dans Les 2 Alfred la comédie jubilatoire de Bruno Podalydès, en salles le 16 juin. Et sa fille Suzanne Lindon sort son premier film de réalisatrice, Seize printemps dans lequel elle joue également.

Commençons par Suzanne, c'est son prénom dans son film, une ado rêvant de vivre de grandes émotions et d'abord le sentiment amoureux. En passant chaque jour devant un théâtre, la jeune fille remarque un beau comédien plus âgé qu'elle (Arnaud Valois). Ça y est elle est amoureuse, il l'obsède, quitte à passer à côté de la vie normale des gens de son âge. Seize printemps est un film charmant, audacieux, naïf et sincère, à l'image de celle qui l'a écrit, réalisé et interprété par Suzanne Lindon.

"Je pense qu'il y a un truc d'obsession qu'il y a dans le personnage et qui est aussi en moi (...) Elle s'ennuie avec les gens de son âge et elle découvre quelque chose de complètement nouveau et moi ça m'est arrivé de découvrir à cet âge-là des espèces d'endroits de la vie que je ne connaissais pas et je me disais : 'Pourquoi je ne suis pas là ? Pourquoi je suis à l'école ou à des boums avec mes copains ? Je n'ai pas envie'", démarre Suzanne Lindon. "Et puis il y a une forme de pudeur qui est aussi la mienne, notamment avec les parents ou avec la famille, où ils se font deviner ce qui se passe sans trop en parler", poursuit la jeune réalisatrice 

Sandrine Kiberlain dans "Les 2 Alfred" de Bruno Podalydès

Sort aussi le 16 juin, Les 2 Alfred de Bruno Podalydès avec Sandrine Kiberlain. Ou comment Alexandre, un chômeur père de famille (Denis Podalydès) va essayer de se faire embaucher dans une start-up où les employés doivent être disponibles à tout moment et donc surtout ne pas avoir d'enfant. Il va y rencontrer Séverine, manageuse autoritaire et volcanique qui cache un secret. C'est burlesque, absurde, terriblement actuel et Sandrine Kiberlain y retrouve un de ces personnages bouillonnants qui lui vont si bien.

À lire aussi

"C'est vraiment une femme qui est obligée de se présenter d'une manière presque trop autoritaire, presque trop fidèle à ce qu'on lui inculque comme règles et on se dit 'elle n'est pas normale' tellement elle est au bord de la crise de nerfs", explique Sandrine Kiberlain au micro de RTL.

Une passion mère-fille commune : le cinéma

Sandrine Kiberlain et sa fille Suzanne Lindon vivent sereinement  le fait de se retrouver face à face dans les salles. C'est aussi le hasard d'un calendrier des sorties un peu compliqué, Les 2 Alfred et Seize printemps étaient prévus à l'automne. Ce qui est touchant, c'est d'écouter comment l'une et l'autre parlent de cette passion commune : le cinéma. 

"Il y a l'envol d'une fille qui est à la maison depuis qu'elle est née et qui s'envole et ça c'est très personnel. Et il y a l'envol de sa naissance dans ce qu'elle aime depuis toujours. Et de l'avoir vu prendre les rênes comme ça, d'avoir vu à quel point elle voulait se détacher de nous, son père et moi, pour être légitime, à quel point elle a fait les choses seule, ça me bouleverse et ça m'émeut beaucoup. Et j'aime le film mais vraiment objectivement comme elle est : pas maniéré, droit, fort, singulier, drôle, puissant à son âge", explique Sandrine Kiberlain.

Et pour Suzanne Lindon, ce premier film c'est aussi l'occasion de prendre définitivement ses marques vis-à-vis de ses parents, deux piliers du cinéma français. "C'était vraiment important pour moi de ne pas les mêler à ça, car ils font du cinéma et la moindre remarque aurait pu m'influencer. Je n'avais pas envie d'avoir leur avis et ils l'ont très bien pris, parce qu'ils ont compris que j'avais besoin de m'affranchir d'eux", précise Suzanne Lindon.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/