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Les mélanges d’huiles pour être en meilleure santé, ça marche ou pas ?

On trouve aujourd’hui beaucoup de mélanges d’huiles dans les rayons. Sont-ils plus intéressants pour la santé ? Permettent-ils d’avoir des apports en graisses plus équilibrés ? Le point.

Choisir des huiles de qualité

Crédit : Dimitri Karastelev / Unsplash

Les mélanges d'huiles pour être en meilleure santé, ça marche ou pas ?

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Les mélanges d'huiles pour être en meilleure santé, ça marche ou pas ?

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Aline Perraudin

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Au rayon des huiles, on trouve de plus en plus de mélanges "spécial équilibre", "oméga 3-6-9" ou encore "santé cardiovasculaire". Ces produits donnent l’impression d’être meilleurs sur le plan nutritionnel. Leur principe est simple : associer plusieurs huiles pour réunir leurs qualités respectives. On retrouve souvent du colza, du tournesol, du lin, de la noix, du pépin de raisin. L’objectif affiché est d’obtenir un meilleur équilibre entre les acides gras essentiels, par exemple, un meilleur ratio entre les oméga-3 et les oméga-6.

Alors, ça marche ou ça marche pas ? En théorie, on peut se dire que cela permet de bénéficier des qualités de plusieurs huiles sans avoir à multiplier les bouteilles dans sa cuisine. En réalité, notre alimentation est trop riche en oméga-6. En excès, ils ne sont pas bons pour la santé, notamment pour la santé cardiovasculaire car ils sont pro inflammatoires. De plus, nous avons des apports insuffisants en oméga-3.

Faire ses mélanges soi-même avec des huiles de bonne qualité

On aurait plutôt intérêt à choisir des huiles riches en oméga-3, comme l’huile de colza ou de noix et les utiliser pour les assaisonnements. Et pour la cuisson, l’huile d’olive est un très bon choix car elle est riche en oméga-9, des acides mono-insaturés qui contribuent à une réduction du risque cardiovasculaire. Elle contient aussi des polyphénols, de puissants antioxydants, qui aident à lutter contre le stress oxydatif, impliqué dans le vieillissement cellulaire.

Plutôt que d’acheter des huiles combinées, si l’on veut, on peut aussi faire ses mélanges soi-même : par exemple, associer de l’huile de colza et d’olive pour ses vinaigrettes. Le plus important, c’est de choisir des huiles de qualité, de préférence bios et vierges de première pression à froid. 

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Comme le souligne le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste, "cela permet de préserver leurs qualités gustatives et nutritionnelles". Ajoutant : "Les huiles bios ne contiennent pas d’hexane, alors qu’on peut recourir à ce solvant toxique issu du pétrole pour l’extraction des huiles végétales non bios. Il est également préférable d’opter pour des contenants en verre ou en métal, des matériaux très stables, car avec du plastique, des composés chimiques sont susceptibles de migrer vers les huiles, bien que cela soit contrôlé." 

Le verre doit être de préférence teinté pour protéger les oméga-3 de la lumière. Ils sont  fragiles et se dégradent facilement sous l’effet de la lumière et de la chaleur. C’est d’ailleurs pour cela qu’on recommande de conserver l’huile de noix et de colza, riches en oméga-3, au réfrigérateur après ouverture.

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