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La substance à l'origine d'alzheimer identifiée ? L'espoir d'un traitement pour prévenir la maladie plutôt que la ralentir

Des scientifiques du Centre national de neurologie et de psychiatrie de Tokyo ont identifié la "graine" d'une protéine qui jouerait un rôle clé dans le développement de la maladie d'Alzheimer. Ils cherchent maintenant un traitement qui pourrait guérir les malades.

Une vue du cerveau (Illustration)

Quentin Menu

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C'est une découverte qui pourrait bien faire avancer significativement la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Dans une étude publiée le 20 juillet dans la revue scientifique Brain Communications et repérée par Franceinfo, des chercheurs japonais révèlent avoir identifié la "graine" d'une protéine qui serait à l'origine de la maladie neurodégénérative qui touche plus de 900.000 personnes en France selon la Fondation pour la recherche médicale.

Dans le cerveau des patients atteints d'Alzheimer, les scientifiques ont découvert que des petits fragments d'une protéine appelée "bêta-amyloïde" s'accumulent au fil du temps et forment une plaque. C'est cet amas de petites protéines qui détruit les cellules nerveuses du cerveau et entraîne le déclin des fonctions cognitives.

Les chercheurs du Centre national de neurologie et de psychiatrie de Tokyo ont découvert une petite "graine" qui accélérerait la formation de cette plaque. Ils l'ont appelée "Pic 1 de bêta-amyloïde".

Des tissus congelés

Cette découverte, qui permet de mieux comprendre le mécanisme menant à la dégénérescence des fonctions cognitives, suscite l'espoir de trouver un traitement efficace pour empêcher le développement d'Alzheimer. S'il existe déjà des médicaments pour lutter contre Alzheimer – le lecanemab et le donanemab –, ils ne permettent que de ralentir la progression de la maladie lorsque celle-ci est détectée à un stade précoce. Mais ils ne permettent pas son éradication.

Seul bémol de cette nouvelle découverte : l'unique moyen de détecter le "Pic 1 de bêta-amyloïde" est en analysant des tissus congelés du cerveau. Pendant leurs travaux, les chercheurs japonais ont utilisé des sections de cerveaux autopsiés provenant de six patients atteints de la maladie d’Alzheimer et donnés par le Centre de recherche sur la maladie d'Alzheimer du Massachusetts. S'ils veulent que leur trouvaille soit efficace, il faudra trouver un moyen de détecter le "Pic 1" plus simplement.

"À l'avenir, nous espérons développer des méthodes permettant de détecter de manière sélective et non invasive le peptide Pic 1 de bêta-amyloïde", a indiqué Tadafumi Hashimoto, un des auteurs de l'étude, au Japan Times. Il est particulièrement optimiste étant donné les avancées sur les technologies d'imagerie. 

Recherche d'un traitement

Les chercheurs du Centre national de neurologie et de psychiatrie de Tokyo ont déjà commencé à chercher un traitement qui s'attaquerait à ce "Pic 1 de bêta-amyloïde", ce qui empêcherait, espèrent-ils, le développement d'Alzheimer. "Nous prévoyons de sélectionner les composés candidats [les molécules à tester, NDLR] d'ici un à deux ans, puis de consacrer deux à trois ans supplémentaires à déterminer leur efficacité thérapeutique, annonce le professeur au quotidien japonais. Des essais cliniques suivront." Les recherches prendront du temps. Tadafumi Hashimoto table sur un calendrier s'étalant sur dix ans.

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