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Alzheimer : les traitements anti-amyloïdes représentent-ils un espoir ?

Une revue de la base de référence Cochrane publiée le 16 avril 2026 estime que les traitements anti-amyloïdes contre la maladie d’Alzheimer n’apportent pas de bénéfice clinique significatif pour les patients. Malgré quelques effets mesurables dans les essais, leur impact sur les symptômes, la mémoire et l’autonomie reste très limité, tandis que des effets indésirables sont signalés.

Illustration d'un docteur étudiant des scans de patients afin de détecter la maladie d'Alzheimer.

Crédit : Andrew Brookes / Connect Images / Connect Images via AFP

Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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C’est une analyse qui refroidit les espoirs autour des nouveaux traitements contre l'Alzheimer. Selon une étude publiée le 16 avril dans la Cochrane Database of Systematic Reviews, les anti-amyloïdes n'apporteraient pas d'amélioration cliniquement importante pour les patients. Commercialisés sous le nom de Leqembi, ces médicaments visent à lutter contre l'accumulation anormale de la protéine peptide bêta-amyloïde. 

Or, si toutes les personnes atteintes présentent des niveaux élevés d'amyloïdes, leur rôle dans la progression de cette maladie dégénérative fait encore l'objet d'un débat scientifique. En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait déjà refusé de rembourser ces médicaments en 2025, jugeant la balance bénéfices-risques défavorable.

"Bien que les premiers essais aient montré des résultats statistiquement significatifs, il est important de distinguer cela de la pertinence clinique. Il est courant que les essais trouvent des résultats statistiquement significatifs qui ne se traduisent pas par une différence clinique importante pour les patients", a déclaré Francesco Nonino, neurologue et épidémiologiste à l'Institut des sciences neurologiques de l'IRCCS de Bologne, relayé par la base de référence Cochrane.  

Peu ou pas d'impact sur la gravité des symptômes

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs se sont penchés sur 17 études menées dans différents pays et impliquant 20.342 personnes, dont l'âge moyen allait de 70 à 74 ans. Après 18 mois de traitement, ils ont constaté "peu ou pas d'impact sur la gravité des symptômes de démence", "peu ou pas de différence dans le déclin de la mémoire et de la capacité de pensée". 

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Ils observent néanmoins "une légère amélioration dans des tâches quotidiennes plus complexes, telles que les courses, la gestion des finances, la prise des médicaments et l'utilisation des transports". Par ailleurs, les auteurs ont également constaté des effets indésirables comme des gonflements ou des saignements cérébraux, voire des œdèmes et des hémorragies. 

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Selon l'Institut Pasteur, 900.000 personnes seraient atteintes de cette maladie en France, dont deux fois plus de femmes que d'hommes. 

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