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Un chat et un chien (Illustration)
Crédit : AFP / Archives, JOSEPH EID
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La charge mentale, cela concerne aussi nos amis les bêtes. Une enquête réalisée cet été par Toluna Harris Interactive pour l'Institut médical sport santé (IMSS), auprès de 1.031 maîtres possédant un chien ou un chat, montre qu'un quart des propriétaires se dit très inquiet concernant la santé, le bonheur ou la sécurité de son animal. Chez ceux qui le considèrent comme leur enfant, ce niveau d'inquiétude atteint même à 43%.
La charge mentale liée à un animal, ce n'est pas seulement le temps qu'on passe à s'en occuper. C'est surtout tout ce qu'on garde en tête pour lui et dont on a du mal à décrocher quand on est au boulot, ou de sortie avec des proches. Mais qu'est-ce qui rentre dans les préoccupations des propriétaires ?
Pendant longtemps, la responsabilité envers l'animal, c'était surtout de le nourrir, le sortir et le soigner. Aujourd'hui, on ajoute une dimension beaucoup plus émotionnelle : "Est-ce qu'il est heureux ? Est-ce qu'il s'ennuie ? Est-ce qu'il se sent seul ? Est-ce qu'il est stressé ?" Plus on se sent responsable d'un être dépendant de nous, plus on développe une forme de vigilance permanente avec de l'anticipation et de la culpabilité.
Ce qui pèse le plus aux maîtres ? Ce sont très nettement les périodes où leurs amis à quatre pattes évoluent seuls : 47% des propriétaires estiment que l'organisation des vacances ou des absences longues au cours de la journée représente une charge mentale importante, voire très importante. À côté de cela, deux tiers des sondés disent avoir du mal à confier leur animal, même pour un jour. Ainsi, c'est là que la culpabilité entre en jeu : partir, sortir le soir, rentrer tard, laisser son chien seul après une journée de travail... Voilà autant de petits arbitrages que l'on répète tous les jours. D'ailleurs, 20% des propriétaires ont déjà refusé une invitation parce qu'ils culpabilisaient de laisser leur animal seul à la maison.
C'est à prendre en considération, c'est certain, puisque cela peut grandement fatiguer un adulte, même s'il ne faut pas employer le mot burn-out trop facilement. Dans cette enquête, 23% disent avoir déjà ressenti une fatigue mentale ou physique liée aux responsabilités envers leur animal. On sait d'ailleurs que c'est un sentiment encore plus prononcé quand l'animal est malade, âgé ou anxieux.
Mais il faut garder une chose en tête : cette charge mentale n'annule absolument pas les bénéfices de la relation. 54% des propriétaires jugent que leur chat ou leur chien leur apporte infiniment plus qu'il ne leur impose de contraintes.
Finalement, la charge mentale animale raconte surtout l'évolution très simple, selon laquelle on ne veut plus seulement que nos animaux soient nourris et soignés. On veut désormais qu'ils soient heureux et forcément, cela occupe davantage de place dans nos têtes.
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