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Jardiner pour garder un cerveau en bonne santé, ça marche ou pas ?

Selon une étude, les personnes qui jardinent régulièrement ont de meilleures performances cognitives, et sont moins susceptibles de présenter des troubles de la mémoire.

Le jardinage est la deuxième activité en plein air préférée des Français.

S'occuper de son jardin serait bon pour le cerveau

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Aline Perraudin

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Le jardinage n’est pas seulement un loisir. C’est une activité bénéfique pour la santé physique et mentale. Elle pourrait aussi être bonne pour le cerveau et prévenir le déclin cognitif.

Eh oui, jardiner, c’est vraiment bénéfique pour le cerveau. Parce que cette activité combine plein d’éléments favorables pour la santé cérébrale. Selon une récente étude portant sur près de 137.000 personnes âgées de 45 ans et plus, les personnes qui jardinent régulièrement ont de meilleures performances cognitives, et sont moins susceptibles de présenter des troubles de la mémoire.

Cela semble s’expliquer par un niveau d’activité physique plus élevée, et par une meilleur moral, moins de symptômes dépressifs. Le jardinage a, en effet, plein d’avantages. Bêcher, désherber, ratisser, transporter un arrosoir…selon les activités, le jardinage correspond à un exercice physique d’intensité modérée à soutenue. 

En jardinant, on brûle autant de calories qu'en faisant du sport !

En faisant 45 minutes de jardinage, on peut brûler autant de calories qu’en faisant 30 minutes d’aérobic. Or, bouger, ça permet une meilleure oxygénation du cerveau, et donc cela améliore son fonctionnement. En plus, l’activité physique augmente les niveaux d’un facteur de croissance, le BDNF, qui contribue au maintien de l’hippocampe, cette région du cerveau essentielle pour la mémoire.

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Mais ce n'est pas tout. On se reconnecte aussi à la nature, qui a un effet apaisant. Jardiner nécessite aussi d’être pleinement présent à ce que l’on fait, ce qui permet d’oublier ses soucis quotidiens. Tout cela contribue à réduire le stress et l’anxiété, qui peuvent provoquer des troubles du sommeil. Or, un mauvais sommeil augmente le risque de déclin cognitif et, à long terme, de développer une maladie d’Alzheimer. Et, si en plus, on jardine dans un jardin communautaire, cela favorise les liens sociaux qui semblent protéger la santé cérébrale.

Stimuler son cerveau

Jardiner permet aussi de stimuler son cerveau. En effet, cette activité implique des processus plus complexes qu’il n’y paraît au niveau cognitif. On doit planifier les tâches, résoudre des problèmes - plantes malades, ravageurs, météo peu clémente - se souvenir des soins qu’on a prodigués à ses plantes, à son potager… Bref, tout cela fait appel à beaucoup de fonctions cognitives et permet de les renforcer. Ça fait notamment bien travailler la mémoire.

Oui, cela participe aussi au bien-être qu’on peut ressentir en jardinant. On peut apprécier le résultat de son travail. Jardiner favorise l’estime de soi. Et si on cultive un potager, cela peut encourager à manger plus sainement. Un régime qui fait la part belle aux végétaux, aux produits non transformés, est bon pour le cerveau.

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