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Atlético-Arsenal : pour sa dernière danse à Madrid, Antoine Griezmann veut rompre sa malédiction et "panser une blessure très profonde" en Ligue des champions

Malgré une Ligue Europa en 2018, l'attaquant français de 35 ans n'a jamais remporté de titre majeur en dix saisons passées dans son club de cœur. À quelques semaines de son départ pour l'Amérique, il espère entretenir ce rêve en venant à bout d'Arsenal en demi-finales de Ligue des champions, dont la première manche a lieu mercredi 29 avril à Madrid.

Antoine Griezmann avec l'Atlético de Madrid en Ligue des champions contre Tottenham, le 10 avril 2026.

Crédit : Javier SORIANO / AFP

Gabriel Joly

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Un roi sans vraie couronne ? À 35 ans, Antoine Griezmann vit ses dernières semaines en Espagne, alors qu'il s'apprête à quitter l'Atlético de Madrid cet été pour rejoindre le club américain d'Orlando City en MLS. Mais avant cela, l'attaquant français espère enfin remporter un trophée majeur avec les Colchoneros, dont il est le meilleur buteur de l'histoire (212 réalisations). Son ultime opportunité ? La Ligue des champions, dans laquelle son équipe affronte Arsenal en demi-finale aller mercredi 29 avril au Metropolitano.

Au terme de cette double confrontation hispano-anglaise, un club jamais titré en C1 se qualifiera pour la finale du 30 mai à Budapest. Pour "Grizou" plus qu'un autre, cela aurait une saveur particulière, dix ans après son échec en 2016. Lundi dans une interview auprès de l'UEFA, il a rappelé qu'il rêvait de gagner la "Coupe aux grandes oreilles", pour refermer une plaie toujours ouverte. Cette année-là à Milan, les Rojiblancos s'étaient inclinés en finale contre leurs rivaux du Real Madrid aux tirs au but (1-1, 3-5 t.a.b.), après que l'iconique n°7 a manqué un pénalty durant la rencontre.

"Ce n'est pas quelque chose auquel je pense tous les jours, mais chaque fois que nous parlons de la Ligue des champions avec des amis ou des coéquipiers, ce moment-là revient toujours sur le tapis", a expliqué Antoine Griezmann. L'emporter cette année "permettrait de panser une blessure très profonde" et serait "la seule façon de cicatriser réellement" cette désillusion, d'après le Mâconnais.

De nouveau battu en finale de la Coupe du Roi

L'enjeu est de taille pour ne pas altérer sa légende. Après dix saisons dans la capitale ibère (2014-2019 puis 2021-2026), le champion du monde ne compte qu'une Ligue Europa, gagnée en 2018 contre Marseille, à son palmarès. Trop peu pour un joueur de son envergure, admiré de tous de l'autre côté des Pyrénées, et qui a pourtant subi la malédiction le poursuivant une fois encore mi-avril.

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Qualifiés en finale de Coupe du Roi après être venus à bout du Barça (4-0, 0-3), lui et l'Atlético semblaient lancés vers le sacre, jusqu'à ce que la Real Sociedad - où Antoine Griezmann a commencé sa carrière d'ailleurs - ne vienne gâcher la fête, s'imposant en dépit d'une passe décisive du Tricolore (2-2, 3-4 t.a.b.). Une nouvelle cartouche grillée, pour lui qui aura toujours été là au mauvais moment. 

Arrivé après le premier titre glané par l'Atlético de Diego Simeone en Liga en 2014, il était au FC Barcelone lorsque les Madrilènes ont de nouveau dominé le championnat en 2021. Quant à son passage en Catalogne ? Pas vraiment mieux puisque "Grizou" n'a eu qu'une Coupe du Roi à se mettre sous la dent en deux ans, tandis que son manque d'affinité avec Lionel Messi était souvent pointé du doigt.

"Un gars qui travaille pour l'équipe et qui de temps en temps marque des buts"

"J'espère que Dieu et le destin lui donneront ce qu'il cherche dans ces derniers moments qui lui restent au club", a récemment souhaité "Cholo" Simeone, clamant son amour pour son chouchou comme il le fait depuis l'annonce de son transfert outre-Atlantique. "Antoine sait à quel point je l'aime. Avec le temps, on se rendra compte que nous avons eu chez nous un génie du football, un joueur qui fait la différence, un leader, qui a toujours fait preuve de personnalité", a-t-il poursuivi, quelques jours après l'avoir déjà couvert de louanges publiquement.

"Je veux te remercier pour ton travail, ton humilité et ton comportement exemplaire pour tous les enfants, dans une société qui a grandement besoin de personnes comme toi. Merci pour tout ce que tu nous as donné, tout ce que tu continues à nous donner. Tu es un joueur, mais je te considère aussi comme un ami", lui avait-il dit, prenant à témoin les journalistes de la conférence de presse de veille de match en quart de finale aller de Ligue des champions contre Barcelone, là encore.

Il lui avait bien rendu, participant à la belle performance des Matelassiers au Camp Nou (2-0, 1-2 au retour) pour entretenir l'espoir d'une victoire finale. "C'est un rêve, un objectif, et j'espère que nous allons réaliser quelque chose de grand cette saison", glissait le principal intéressé au printemps. "J'espère que les gens se rappelleront de mes performances et de mes efforts. D'un gars qui travaille pour l'équipe et qui de temps en temps marque des buts", avait-il souhaité. Le meilleur moyen serait évidemment d'appliquer cette recette face aux Gunners.

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