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Les colorations végétales pour éviter les allergies, ça marche ou pas ?

L’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, a récemment mis en garde contre les teintures capillaires qui peuvent provoquer des allergies et des irritations. Opter pour des colorations végétales, est-ce plus sain ? Est-ce que cela réduit le risque d’allergie ?

Une coloration (photo d'illustration).

Crédit : MARIA GELLER / PEXELS

Aline Perraudin

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Se colorer les cheveux, c’est une pratique courante. Selon la Commission européenne, plus de 60% des femmes et 10% des hommes teignent leurs cheveux. Les colorations capillaires sont donc largement utilisées. Pourtant, ces produits courants ne sont pas sans risques.

Et, comme le précise l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), le risque d’effets indésirables et notamment d’allergies, existe quel que soit le type de coloration. Tous les produits de coloration contiennent des substances qui sont assez allergisantes. Elles peuvent provoquer des irritations du cuir chevelu, des œdèmes du visage ou des paupières, voire même parfois des symptômes respiratoires.

Les ingrédients à base de plantes n'écartent pas le risque d'allergie

On pourrait penser que les colorations végétales sont moins risquées justement parce qu’elles utilisent des ingrédients naturels, à base de plantes ? C’est vrai, avec une coloration végétale, on ne va pas utiliser de produits chimiques pour ouvrir les écailles des cheveux et détruire leurs pigments naturels avant de les colorer avec la teinte que l’on souhaite. On va recourir à des plantes qui contiennent des pigments naturels. Ils vont venir se fixer sur les cheveux, sans qu’on ait modifié au préalable leur couleur de base. C’est d’ailleurs pour cela qu’on ne peut pas changer radicalement de couleur de cheveux avec une coloration végétale.

Pour autant, "on peut être allergique aux pigments naturels fréquemment utilisés, comme le henné, l’indigo, l’amla…", souligne la professeure Laurence Coiffard, cosmétologue à l’Université de Nantes. "L'absence d’ammoniaque ou la mise en avant d’ingrédients naturels n’écarte pas le risque d’allergie. Et même si la PPD, un agent chimique très allergisant qui sert à foncer ou noircir, n’est pas autorisée dans les colorations naturelles, on en a déjà retrouvé dans du henné noir adultéré", ajoute la spécialiste.

Que faire pour limiter les risques ?

Il faut espacer le plus possible les colorations. Et suivre scrupuleusement les consignes indiquées sur la notice du produit. Il faut notamment bien respecter le temps de pose. Evidemment, mais autant le redire, on ne fait jamais de coloration avant 16 ans ! Et plus on commence tard, mieux c’est.

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Auparavant, on recommandait de faire une touche d'essai, d’appliquer un peu de teinture au pli du coude ou derrière l’oreille 48 heures avant de faire la coloration pour voir si on réagissait au produit. En cas d’irritation, de rougeur, de démangeaison, on devait s’abstenir. Désormais, il n’est plus conseillé de le faire, car de cette façon, on augmente le nombre d’exposition au produit et on peut se sensibiliser.

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