3 min de lecture

"De tels actes de violence ne réussiront jamais" : ce qu'il faut retenir du discours de Charles III au Congrès américain

En visite d’État aux États-Unis, le roi Charles III a exhorté les élus américains à soutenir l’Ukraine avec une "détermination sans faille", tout en appelant à renforcer l’alliance historique entre Londres et Washington. Un discours rare, prononcé dans un contexte de tensions diplomatiques et de violences politiques.

Charles III et Donald Trump à la Maison Blanche, ce mardi 28 avril 2026

Crédit : Jim Watson / AFP

AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Devant le Congrès américain, mardi 28 avril, Charles III a insisté sur la nécessité pour les États-Unis de maintenir leur soutien à Kiev. Le souverain britannique a exhorté les élus à faire preuve d’une "détermination sans faille" afin d’obtenir "une paix juste et durable" en Ukraine, alors que l’aide militaire américaine est de plus en plus contestée à Washington.

Ce message est intervenu dans un contexte de préoccupations européennes face à un possible désengagement américain, tant sur le plan militaire que diplomatique, dans le conflit opposant l’Ukraine à la Russie.

Une alliance à "réinventer" face aux crises

Dans un discours aux accents stratégiques, le roi a également mis en garde contre tout relâchement de la relation entre les États-Unis et le Royaume-Uni. "Notre alliance ne peut pas se reposer sur ses réussites passées", a-t-il affirmé, appelant les deux nations à faire front commun face à des défis jugés trop importants pour être affrontés seuls.

Sans citer directement Donald Trump, Charles III a exhorté à résister aux tentations de repli et à défendre les valeurs communes des deux pays. Une critique à peine voilée, prononcée en l’absence du président américain dans l’hémicycle, mais en présence notamment du vice-président JD Vance.

À lire aussi

Les élus démocrates ont particulièrement applaudi les passages évoquant l’équilibre des pouvoirs, y voyant une référence implicite aux tensions politiques actuelles aux États-Unis.

Une condamnation ferme de la violence politique

Le souverain a ouvert son discours par un message fort contre les violences récentes ayant marqué la vie politique américaine. Évoquant les tirs survenus lors d’un gala de la presse auquel participait Donald Trump, il a dénoncé une tentative de "fomenter davantage la peur et la discorde".

"De tels actes de violence ne réussiront jamais", a-t-il martelé, dans une déclaration saluée par une ovation debout des parlementaires.

Un discours historique dans un contexte tendu

Charles III devient seulement le deuxième souverain britannique à s’exprimer devant le Congrès américain, après Elizabeth II en 1991. Une prise de parole symbolique, alors que la "relation spéciale" entre Londres et Washington est fragilisée, notamment par des désaccords sur les conflits en Iran et en Ukraine.

Le roi a également évoqué la nécessité de protéger l’environnement, un thème qui lui est cher, élargissant son discours au-delà des seules questions géopolitiques.

Un accueil fastueux à la Maison Blanche

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait réservé un accueil en grande pompe au roi et à la reine Camilla à la Maison Blanche. Entre militaires en tenue d’apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol d’avions de combat, le président américain a salué une "très belle journée britannique".

Malgré l’ironie qu’il reconnaît à célébrer un monarque britannique en pleine commémoration des 250 ans de l’indépendance américaine, Donald Trump a insisté sur les liens historiques et culturels unissant les deux nations, évoquant une "relation spéciale".

Les deux dirigeants ont ensuite échangé en privé dans le Bureau ovale. Le président américain s’est montré élogieux, qualifiant Charles III de "personne fantastique", en contraste avec ses relations plus tendues avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Une visite sous le signe de la "relation spéciale"

Malgré les tensions diplomatiques et quelques dissonances, notamment autour de déclarations de l’ambassadeur britannique Christian Turner, la visite d’État vise à réaffirmer les liens entre les deux pays.

Le roi doit encore participer à un dîner de gala à la Maison Blanche avant de poursuivre son déplacement à New York, où il se rendra au mémorial du 11-Septembre, puis aux Bermudes.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info