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Utiliser moins de cosmétiques pour réduire l'exposition aux substances chimiques, ça marche ou pas ?

Une nouvelle étude de l’Inserm montre qu’utiliser moins de cosmétiques permet une baisse rapide des traces de polluants dans le corps humain. Certains produits sont-ils plus à limiter que d’autres ? RTL fait le point.

Des produits cosmétiques (illustration)

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Aline Perraudin

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Une nouvelle étude de l'Inserm assure qu'on peut faire baisser rapidement son exposition à plusieurs substances chimiques en utilisant moins de cosmétiques. Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs grenoblois ont demandé à une centaine d’étudiantes d’utiliser moins de cosmétiques. Et en seulement cinq jours, elles ont présenté moins de traces de polluants dans les urines.

Ces résultats ne sont guère étonnants car les cosmétiques, on le sait, contiennent de nombreuses substances chimiques dont certaines sont problématiques pour la santé. 

Les ingrédients controversés sont des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils perturbent notre système hormonal, et peuvent avoir des effets sur la reproduction et le développement. 

Crèmes, fonds de teint, parfums...

Selon la professeure Laurence Coiffard, cosmétologue à l’université de Nantes, interrogée par RTL, c’est le cas de certains filtres UV (comme l’octocrylène vraiment sur la sellette) présents dans les produits solaires, mais aussi dans pleins d’autres produits, crèmes de jour, fonds de teint, maquillage, parfums…

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Autres produits problématiques : les cosmétiques contenant de l’alcool car pour rendre l’alcool impropre à la consommation, on peut ajouter des agents dénaturants, ayant un potentiel perturbateur endocrinien. Également indésirables : des conservateurs anti-microbiens (imidazolidinylurée, bronopol…), générateurs de formol, qu’on retrouve notamment dans des produits pour cheveux.

La spécialiste met également en garde contre le mica synthétique, un dérivé fluoré, dont on a beaucoup recours dans les produits de maquillage et qui sert à donner de la brillance et de l’éclat.

Le moins est le mieux

Par conséquent, ça veut dire qu’on a intérêt à limiter l’usage de produits cosmétiques. Le moins, c’est le mieux. Et pourtant, il y a de plus en plus de produits cosmétiques : pré-sérums, sérums, crèmes, BB-crèmes, CC crèmes, patchs, masques, brumes... Avec tout cela, les routines beauté peuvent devenir hyper-complexes. Tout cela n’est pas raisonnable.

En plus d’accumuler des substances potentiellement indésirables, on peut avoir des allergies. Bien sûr, on ne peut pas se passer des produits d’hygiène : gel lavant ou savon, shampooing et dentifrice. Et de toute façon ces produits sont moins problématiques car on les rince. Côté soin, on peut se suffire d’une routine minimaliste : une crème hydratante pour le visage et pour le corps, un nettoyant doux pour le visage. 

Un déodorant et une protection solaire nécessaire quand l’index UV est égal ou supérieur à 3. Sinon, le reste, c’est du superflu. La cosmétologue conseille d’utiliser les produits de maquillage avec parcimonie, car ils contiennent beaucoup de substances indésirables.

La peau des enfants n'a besoin de rien

Les cosmétiques ne doivent pas être utilisés par les enfants, car ils peuvent contenir des substances allergisantes et des perturbateurs endocriniens aux effets plus problématiques avant et pendant la puberté qu’à l’âge adulte.

En dehors de maladies dermatologiques, la peau des enfants n’a besoin de rien. Il suffit d’une toilette à l’eau avec un nettoyant doux, en rinçant et en séchant bien. Et bien sûr, il faut protéger les enfants du soleil, en limitant les expositions et en privilégiant les vêtements couvrants.

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