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Daniel Baal, président du Crédit Mutuel et président de la Fédération bancaire française (FBF) sur RTL le 29 avril 2026
Crédit : RTL
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Dans les sondages, le Rassemblement national est largement en tête du premier tour, avec autour de 35 % d’intentions de vote. Un niveau bien supérieur au seuil des 5 % nécessaire pour obtenir le remboursement des frais de campagne par l’État. Pourtant, le parti cherche toujours 10,7 millions d’euros : sans prêt bancaire, impossible de financer sa campagne.
Aucune banque française n'est disposée à prêter de l'argent au parti de Marine Le Pen. "Les banques françaises ont refusé de prêter, ce que je trouve anormal. Encore une fois, un parti politique qui représente des millions de Français devrait pouvoir avoir accès à un financement ! J’ai bon espoir que les banques françaises puissent assurer et assumer, dans le cadre de cette élection présidentielle, un rôle de conscience démocratique", a dénoncé Jordan Bardella sur Cnews.
C'est un sujet démocratique
Daniel Baal, président du Crédit Mutuel
Invité sur RTL, mercredi 29 avril, Daniel Baal, président du Crédit Mutuel et président de la Fédération bancaire française (FBF), estime que "c'est un problème". "C'est un sujet démocratique", ajoute-t-il.
Dans le même temps, Daniel Baal ne va pas jusqu’à appeler les banques à financer le RN. "Je ne dis pas aujourd’hui aux banques françaises : faites des prêts pour les candidats aux élections présidentielles. De manière générale", précise-t-il. Il souligne plutôt les risques spécifiques liés aux prêts accordés aux candidats à l’élection présidentielle. "Il y a un vrai risque qui est celui, soit des 5%, soit celui de la non-validation des comptes de campagne. Et ça, il faut vraiment en tenir compte", explique.
Le président du Crédit Mutuel rappelle que "le candidat Sarkozy, en 2017, n'a pas eu ses comptes validés et, par conséquent, n'a pas eu de remboursement par l'État de ses frais de campagne".
Le patron du Crédit Mutuel renvoie donc aussi la responsabilité vers l’État. "Le fonctionnement de la vie démocratique, le financement de la vie démocratique, in fine, c’est bien l’État qui le fait", affirme-t-il. Avant de poser la question : "Pourquoi avoir besoin d’anticiper autrement par un prêt bancaire qui est un risque très particulier ?".
Le constat de Daniel Baal est clair : le blocage actuel autour du financement du RN "est un problème", mais sa solution, selon lui, relève d’abord de l’organisation publique du financement électoral et non pas des banques.
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