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C'est bien meilleur pour le cerveau que le sudoku : cuisiner peut réduire le risque de maladie d'Alzheimer

Une étude de chercheurs japonais publiée le 24 mars 2026 révèle que les personnes qui cuisinent chez elles ont moins de chances de développer la maladie d'Alzheimer. Cette action est bénéfique pour votre cerveau.

Une personne entrain de cuisiner (image d'illustratrion)

Crédit : Conscious Design / Unsplash

Faire la cuisine une fois par semaine diminue le risque de maladie d'Alzheimer

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Faire la cuisine une fois par semaine diminue le risque de maladie d'Alzheimer

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Jimmy Mohamed - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Cuisiner peut avoir des conséquences inattendues sur votre santé, et particulièrement pour votre cerveau. C'est le constat révélé par une étude japonaise publiée le 24 mars 2026 dans la revue Journal of Epidemiology and Community Health

Dans leurs analyses, les chercheurs ont constaté que les seniors de plus de 65 ans qui cuisinent à la maison, même une seule fois par semaine, ont 30% de risque en moins de développer la maladie d'Alzheimer par rapport à ceux qui ne cuisinent jamais. 

L'explication est simple : pour cuisiner, il faut aller faire ses courses. Vous allez vous habiller, sortir, marcher pour aller au magasin, payer, ranger vos provisions et vous préparer votre plat une fois de retour à la maison. Tout le monde ne cuisine pas chez soi. Certains se font parfois livrer des repas, quand d'autres laissent cette tâche à une autre personne du foyer. 

Activation de plusieurs zones du cortex

Lorsque vous cuisinez, plusieurs zones de votre cerveau vont s'activer. Le cortex préfrontal, zone responsable du cerveau rationnel, va déclencher le besoin de préparer un plat à un certain moment de la journée, par exemple. L'hippocampe, qui est le circuit de la mémoire, va se charger de retenir la recette que vous avez apprise. 

Le cervelet, le petit cerveau situé à l'arrière du crâne, servira à la coordination et aux mouvements précis, tandis que le bulbe olfactif vous permettra de sentir les odeurs et d'activer le système limbique, responsable des émotions et du plaisir. Cuisiner est une activité beaucoup plus complexe que de jouer au sudoku ou jouer à des jeux de société, souvent cités quand on évoque la stimulation du cortex.

Moins d'exposition aux mauvais produits

L'autre explication des chercheurs est que si vous préparez vos plats, vous mangez moins de mauvais produits. Il existe déjà trois catégories d'aliments à éviter pour diminuer le risque de maladie d'Alzheimer. Il faut d'abord se passer des viandes transformées, comme la charcuterie, les saucisses, le jambon industriel ou encore les nuggets dont les enfants raffolent. Ceux qui en consomment le plus se retrouvent 40% plus exposés à contracter la maladie.

Les aliments frits comme les chips sont également à éviter, car ils augmentent le déclin cognitif. Ces produits contiennent des mauvaises graisses, dites graisses "trans" ou des agents de cuisson appelés acrylamide, qui créent de l'inflammation au niveau du cerveau. En les consommant, on perd des capacités cérébrales.

Mettez aussi de côté les aliments riches en sucres ajoutés. On ne parle pas des fruits, qui en contiennent de façon naturelle, mais des sodas, gâteaux industriels, barres chocolatées ou encore les céréales du petit déjeuner. Il a été prouvé que ces produits sont associés à un déficit cognitif. Ils participent notamment à la destruction de votre hippocampe, la zone responsable de la mémoire.

Les aliments bénéfiques pour votre cerveau

À l'inverse, trois catégories d'aliments sont à privilégier pour le cerveau. Les poissons gras comme les sardines, maquereaux et saumons. Ces derniers contiennent une famille d'oméga-3 qu'on appelle la DHA. C'est un composant qui forme la structure des membranes des neurones. Celui-ci a une action anti-inflammatoire pour le cerveau. 

En temps normal, il est recommandé de consommer du poisson deux fois par semaine, dont au moins une fois un poisson gras. La sardine, c'est pas cher et très bon, comme le maquereau. L'huile d'olive est également intéressante, puisqu'elle contient des oméga-9 et des polyphénols. Ces composants vont améliorer la santé cardiovasculaire et la circulation du cerveau. 

Enfin, les légumes à feuilles vertes comme les épinards, brocolis, mâches ou choux contiennent des flavonoïdes et de la lutéine qui sont bons pour le cerveau. Finalement, il est plutôt simple de prendre soin de son cerveau en cuisinant. 

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