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Une douleur pire qu'à l'accouchement : que sont les calculs rénaux et comment éviter leur récidive ?

Les coliques néphrétiques se caractérisent par des douleurs insupportables pour les patients atteints, en raison du blocage de calculs au niveau des reins. Plusieurs solutions existent pour s'en prémunir et éviter qu'ils réapparaissent.

Les couloirs d'un hôpital à Marseille (photo d'illustration).

Crédit : Thibaud MORITZ / AFP

Comment éviter les récidives de calculs rénaux ?

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Comment éviter les récidives de calculs rénaux ?

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Jimmy Mohamed - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Elles sont connues pour générer des douleurs atroces aux personnes qui en souffrent. Les coliques néphritiques, aussi appelées calculs rénaux, se produisent lorsque les patients ont un calcul coincé entre les reins et l'urêtre, orifice par lequel l'urine sort. Ce qu'on appelle calcul est un petit caillou formé par la cristallisation des minéraux situés au niveau des reins. 

Contrairement aux idées reçues, la taille d'un calcul n'a pas d'influence sur la gravité et la douleur. Les gros calculs vont se retrouver coincés au niveau des reins ou de la vessie, et ne donnent que très peu de symptômes. À l'inverse, les tout petits vont se mettre dans les tuyaux par lesquels l'urine passe et bloquer son passage et générer des douleurs absolument insupportables. 

Des douleurs plus fortes qu'à l'accouchement

Cette situation se produit parce que vous ne buvez pas suffisamment d'eau ou parce que votre urine est trop acide. Elle vous cause les pires douleurs que vous pouvez avoir. Celles-ci vont apparaître de manière unilatérale dans le bas du dos. La douleur part au niveau du ventre et peut irradier jusqu'aux organes génitaux. Les hommes peuvent avoir mal aux testicules alors qu'en réalité, le calcul se situe au niveau des reins. 

De leur côté, les femmes qui subissent un calcul au niveau des reins racontent que la douleur est encore plus intense que lors de l'accouchement. On parle ici de colique néphritique frénétique, ce qui signifie que les patients n'ont aucune position dans laquelle ils sont soulagés. Ces derniers sont agités et ont très très mal. Ils peuvent parfois avoir du sang dans les urines, qui n'est pas un critère de gravité, mais qui aide à poser le diagnostic.

Anti-inflammatoires

Le traitement contre les calculs rénaux repose sur des anti-inflammatoires dits non stéroïdiens, comme le Kétoprofène ou le Bi-Profénid, souvent prescrits sous forme d'injection. Ils permettent de soulager la douleur en dilatant les voies urinaires pour faire passer le calcul. 

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Lorsque vous êtes atteints de coliques néphrétiques, trois critères de gravité nécessitent une consultation en urgence : si vous êtes enceinte, si vous avez des problèmes rénaux, comme un rein unique, et si vous faites de la fièvre. 

Si votre température corporelle augmente quand vous avez un calcul, il s'agit d'une infection. Elle nécessite une évacuation des urines. On parle de pyélonéphrite obstructive quand l'urine ne passe pas et que vous avez une infection. Là, c'est gravissime et cela nécessite une hospitalisation.

Eau, calcium, chirurgie : comment éviter la récidive ?

Une fois que la crise aiguë est passée, l'angoisse pour les personnes touchées est le risque que ces calculs recommencent. Près de 50% des patients vont récidiver 5 ans plus tard. Boire des litres d'eau est une bonne idée reçue pour éviter ce renouvellement du phénomène. Il faut boire suffisamment pour avoir 2 litres d'urine par jour, ce qui nécessite une énorme consommation d'eau. 

Le corps rejette un peu moins de litres d'urine par rapport aux litres d'eau ingérés, car la transpiration joue aussi un rôle. L'idée est donc de boire au-delà d'1,5 litre d'eau, voire 2,5 litres, pour arriver aux quantités nécessaires. Il est également nécessaire de manger suffisamment de calcium, car la plupart des calculs sont faits avec de l'oxalate de calcium. On pourrait se dire que si on en consomme trop, on risque plus d'en faire, ce qui est faux. Si vous avez une bonne alimentation en calcium, vous bloquez cette formation d'oxalate.

Lorsque les calculs mesurent plus de six millimètres, ils ont peu de chances de s'évacuer par eux-mêmes. Dans ces cas-là, on peut réaliser des ondes de choc pour les faire partir, récupérer le calcul avec une petite caméra ou via une chirurgie. 

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