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Des légumes issus de l'agriculture biologique (illustration)
Crédit : MYCHELE DANIAU / AFP
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L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a tiré la sonnette d’alarme. Dans un rapport publié mercredi 25 mars, l'agence alerte sur la principale source d’exposition au cadmium qui est notre alimentation. Mais alors comment le cadmium se retrouve-t-il dans notre assiette ? Essentiellement à cause des engrais phosphatés utilisés en agriculture.
Ces derniers contaminent les sols, les plantes qui les absorbent. On retrouve alors ce métal dans des aliments très courants, comme le pain, les pâtes, ou encore les pommes de terre. La filière bio peut utiliser des engrais minéraux phosphatés, comme la roche broyée considérée comme un produit naturel, mais n’a pas les mêmes pratiques agricoles. On peut donc penser qu’elle est moins impactée par le cadmium.
Plusieurs études montrent que les aliments bio contiennent, en moyenne, moins de cadmium. Notamment les légumes et les céréales bio que l’on cultive en Europe. Mais, ce n’est pas systématique, et pas pour toutes les cultures. C’est pourquoi l’Anses estime qu’on ne peut pas trancher. Pourquoi ? Le cadmium peut être déjà présent dans les sols. Et une plante, qu’elle soit cultivée en bio ou en conventionnel, va puiser dans ce sol.
Manger bio peut être intéressant pour de nombreuses raisons, mais ce n’est pas un bouclier infaillible contre le cadmium. Par exemple, le chocolat bio contient souvent plus de cadmium que le non-bio car le cacao provient d’Amérique latine où les sols sont plus riches en cadmium qu’en Afrique de l’Ouest qui concentre l’essentiel de la production de cacao conventionnel.
Alors, qu’est-ce qui permet de réduire son exposition au cadmium ? Le véritable enjeu est collectif, agricole, environnemental. Il passe par une réduction du cadmium dans les engrais et par une meilleure gestion des sols. À titre individuel, on peut agir malgré tout, en diversifiant au maximum son alimentation, en évitant de consommer toujours les mêmes produits céréaliers, et en variant davantage avec des légumineuses, moins contaminées que les céréales. On peut, par exemple, remplacer les pâtes par des lentilles pour certains repas.
Ce sont les céréales pour le petit-déjeuner, le pain, les pâtes, les gâteaux, les biscuits… mais aussi le riz, les pommes de terre, les carottes. Et également malheureusement les légumes-feuilles, comme les salades. Même s’il est contaminé, le chocolat contribue peu à notre exposition globale, à hauteur de 3% environ, car il est consommé en plus petite quantité que le pain, par exemple. À l’inverse, certains aliments sont peu contaminés. C’est le cas des tomates, des courgettes, des aubergines, des haricots verts, des pois, des choux…
Autre chose à savoir : quand on a une carence en fer, on absorbe plus le cadmium. Or, en France, 25% des femmes non ménopausées manquent de fer ! D’où l’importance de corriger ce déficit. Par ailleurs, le tabac et le cannabis sont des sources supplémentaires d’exposition au cadmium. Donc, vous savez ce qu’il vous reste à faire…
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