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Vaccin AstraZeneca : quand les politiques paniquent

ÉDITO - Nous avons assisté hier à une nouvelle contagion, une épidémie dans l’épidémie, qui a traversé toute l’Europe en quelques heures.

Emmanuel Macron, le 8 février 2021
Emmanuel Macron, le 8 février 2021
Crédit : CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP
Vaccin AstraZeneca : quand les politiques paniquent
02:43
Vaccin AstraZeneca : quand les politiques paniquent
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost

Les politiques du Nord du continent d’abord, puis jusqu’à ceux du Sud, ont paniqué. Ils ont subitement eu la trouille de l’opinion publique. Et cette épidémie de trouille va alimenter des doutes, pour l’instant infondés, sur l’un des 3 vaccins dont nous disposons pour combattre l’épidémie, la vraie, celle du Covid.

Ce qui est incroyable dans cette histoire. C’est que tout est inversé. C’est devant la panique que l’Agence européenne du médicament a annoncé qu’elle allait réétudier son jugement sur l’AstraZeneca, mener un complément d’étude. Ce n’est pas basé sur des éléments inquiétants. Il y a des effets indésirables, répertoriés et suivis, mais ils sont très inférieurs au bénéfice du vaccin. C’est ce qu’a redit l’OMS, l’organisation mondiale de la santé. Et c’est ce que confient en France, les entourages du Premier ministre, comme du ministre de la Santé.

Il n’y a, pour l’instant, pas de doute sérieux sur l’AstraZeneca. Aujourd’hui, on meurt du coronavirus : 2,7 millions de morts dans le monde, 90.000 en France. On ne meurt pas du vaccin. 

Principe d’ultra-précaution ?

Les politiques de tous les pays ont cédé à l’émotion, aux réseaux-sociaux, et finalement à leurs voisins européens. En tout cas, pour la France, c’est bien la décision de l’Allemagne qui a amené Emmanuel Macron à céder au vent de panique.

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Ses conseillers expliquent que c’est une suspension de précaution. "Il s’agit d’une opération de transparence et de sureté, pour garder la confiance des Français dans la vaccination", expliquent-ils. Quand il y a un soupçon, même infondé, il vaut donc mieux y répondre que de le laisser prospérer. 

Le risque, c’est de donner des arguments aux anti-vaccins. Les anti-vaccins n’ont pas besoin des atermoiements du gouvernement pour penser qu’on leur ment. S’il n’y a pas de doute, ils les inventent de toute pièce. Le vaccin est le traitement le plus efficace pour ne pas attraper la Covid mais aussi pour attraper toutes les théories du complot. 

L’Europe, aussi, n’avait pas besoin de ça. Pas besoin d’une crise de confiance irrationnelle… alors que nous sommes déjà à la traine pour la vaccination. Quand les politiques paniquent, ce n’est pas rassurant.

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