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Ségolène Royal supprime discrètement ses tweets en faveur de la chloroquine

Après la publication d'une étude pointant l'inefficacité et les risques de la chloroquine pour les malades du nouveau coronavirus, Ségolène Royal a supprimé deux tweets dans lesquels elle réclamait son utilisation.

Ségolène Royal à Tourouvre le 22 décembre 2016
Ségolène Royal à Tourouvre le 22 décembre 2016
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Eléanor Douet & AFP

En mars dernier sur Twitter, Ségolène Royal avait prôné l'utilisation de la chloroquine pour traiter les personnes atteintes du nouveau coronavirus et avait apporté son soutien à Didier Raoult.

Mais après la publication d'une étude de la prestigieuse revue The Lancet, parue le 22 mai dernier, pointant du doigt l'inefficacité voire la dangerosité de la chloroquine et de son dérivé l'hydroxychloroquine, l'ancienne ministre socialiste a discrètement supprimé deux tweets, comme l'a repéré le compte Fallait pas supprimer, dimanche 25 mai. 

Dans l'un de ces tweets, elle affirmait être favorable à une production importante de chloroquine et indiquait ne pas comprendre les "hésitations bureaucratiques incompréhensibles".

Interrogée à ce sujet sur Radio Classique ce lundi, Ségolène Royal a assuré "nettoyer régulièrement" son compte Twitter. "J'assume complètement", d'avoir supprimé ces tweets, a-t-elle ajouté.

À écouter aussi

L'étude de The Lancet souligne que ni la chloroquine, ni l'hydroxychloroquine, ne se montrent efficaces contre la Covid-19 chez les malades hospitalisés et que ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque.

Des résultats qui ont poussé le ministre de la Santé Olivier Véran à demander au Haut conseil de la santé publique (HCSP) de proposer "sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription" de divers traitements comme l'hydroxychloroquine.

Un traitement qui suscite le débat

L'hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le Pr Raoult, de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée-Infection, à Marseille, a relayé une petite étude chinoise, peu détaillée, affirmant que le phosphate de chloroquine montrait des signes d'efficacité chez des patients atteints de SARS-CoV2.

Le débat autour de l'hydroxychloroquine a connu ensuite un regain lorsque Donald Trump en a fait la publicité, affirmant en prendre chaque jour, à titre préventif. Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, pourtant non prouvés, au point que le ministère de la Santé a recommandé mercredi son usage pour tous les patients légèrement atteints.

En France de nombreuses personnalités, notamment du monde politique ont vanté les mérites de l'hydroxychloroquine, à l'image de Christian Estrosi et Valérie Boyer

Dépassant largement le terrain politique, l'hydroxychloroquine est devenue un sujet de débat public et politique très médiatisé. 

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