2 min de lecture Réforme des retraites

Retraites : Edouard Philippe n'a "absolument pas peur" de mener la réforme

Lors d'un débat dans un lycée près de Nancy, le Premier ministre a affirmé sa détermination à appliquer sa réforme des retraites.

Edouard Philippe et Jean-Michel Blanquer (illustration)
Edouard Philippe et Jean-Michel Blanquer (illustration) Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Chloé
Chloé Richard-Le Bris et AFP

Comme Alain Juppé en 1995, Édouard Philippe semble pour le moment tenir tête face à la grève générale qui se poursuit contre sa réforme des retraites. Il a assuré vendredi 13 décembre, au soir, qu'il n'avait "absolument pas peur" de mener la réforme des retraites ni "des réactions", lors d'un débat avec des enseignants dans un lycée près de Nancy.

"Je n'ai absolument pas d'angoisse, je n'ai absolument pas peur de cette réforme et des réactions. Je le dis très tranquillement", a lancé le Premier ministre, répondant à une enseignante qui estimait qu'Édouard Philippe tenait cette réunion publique "car nous sommes dans la rue et vous avez peur".

Pour lui, "il y a une liberté de faire grève, il y a une liberté de manifester. Mais il y aussi une volonté de transformer un système actuel qui n'est ni juste, ni équilibré, ni même efficace à aborder les transformations" de la société. Il ajoute qu'"avoir un discours de vérité disant "il va falloir travailler plus longtemps", ce n'est pas exactement facile".

Devant une petite centaine d'enseignants rassemblés dans le gymnase d'un lycée à Laxou, dans l'agglomération nancéenne, et accompagné du ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, Édouard, Philippe a qualifié "d'opportunité pour les enseignants" les discussions en cours pour revaloriser leur rémunération. 

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Une revalorisation qui est nécessaire pour garantir le niveau de pension des enseignants dans le futur système de retraites. Les négociations entre les organisations syndicales et Jean-Michel Blanquer ont débuté vendredi matin et doivent aboutir à l'été prochain.

Dix ans pour revaloriser les salaires des enseignants

"Pour procéder de façon crédible, il faut une loi de programmation pluriannuelle qui fixe des marches progressives" dans cette revalorisation, a indiqué le Premier ministre, en confirmant un effort total d'"à peu près de l'ordre" de 10 milliards d'euros."On a une dizaine d'années pour revaloriser progressivement les rémunérations des enseignants", a-t-il estimé.

Jean-Michel Blanquer l'assure : "S'il y a une phrase à souligner, c'est : "les pensions ne baisseront pas"". Pour lui, "les augmentations" envisagées concernent "surtout les primes" touchées par les enseignants plus que les salaires. "La revalorisation, nous la ferons, et ce sera vérifiable dans six mois, après la négociation avec les syndicats. Et vous verrez les résultats dans un, deux, trois ans", a renchéri le ministre de l'Éducation.

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