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Législatives : "Le grand gagnant ce n'est pas Macron, mais de Gaulle", pour Zemmour

DÉBAT - Élizabeth Martichoux, Alba Ventura, Alain Duhamel et Éric Zemmour analysent notamment les raisons du chiffre historique de l'abstention.

Édition Spéciale Législatives 2017 Marc-Olivier Fogiel
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Législatives : "Le grand gagnant ce n'est pas Macron, mais de Gaulle", pour Zemmour Crédit Image : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Elizabeth Martichoux et Alba Ventura

Dimanche 11 juin, La République En Marche est arrivée largement en tête du premier tour des élections législatives, avec 32% des voix. Le mouvement d'Emmanuel Macron distance ainsi Les Républicains (21,56%), le Front national (13,2%), La France insoumise (11,02%) et le Parti socialiste (9,51%). Mais l'autre chiffre à retenir de ce scrutin, c'est l'abstention historiquement élevée. Hier, 51,29% des électeurs ne se sont pas déplacés aux urnes.

Alain Duhamel estime que "plusieurs facteurs" expliquent cette abstention record. Premièrement, beaucoup d'électeurs pensaient que les jeux étaient faits, après la présidentielle. Ensuite, l'éditorialiste estime que les Français étaient lassés après les primaires de la droite et de la gauche, suivi de la présidentielle. "C'est quand même la campagne la plus longue que l'on n'ait jamais connue", note Alain Duhamel qui ajoute que "l'ordre du calendrier fait que la présidentielle vampirise les législatives". De plus, le "dégagisme" qui a marqué cette campagne "n'est pas mobilisateur", reconnaît l'éditorialiste. 

De son côté, Alba Ventura estime que "le fait marquant de ce scrutin, c'est la démobilisation des opposants à La République En Marche, à Emmanuel Macron". Pour la journaliste, La France insoumise, Les Républicains, le Parti socialiste et le Front national, "sont en recul historique". "C'est la déception, la faillite, la faiblesse de ces partis qui ont fait que les gens ne sont pas allés voter". 

Les législatives sont devenues une élection secondaire.

Élizabeth Martichoux
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Élizabeth Martichoux souligne "l'échec cuisant" du Front national "qui avait réussi à mobiliser à un électorat, notamment ouvrier, et qui là, n'est pas venu". La journaliste reconnait, comme Jean-Pierre Raffarin, que les législatives sont devenues une élection "secondaire". 

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L'abstention massive n'a pas étonné Éric Zemmour qui l'avait d'ailleurs anticipée. Le polémiste souligne deux raisons à cela : une campagne qui dure depuis un an et demi et le "désengagement" des électeurs d'opposition provoqué par l'inversement du calendrier électoral. Éric Zemmour estime que ces électeurs-là ne vont pas voter car "ils estiment avoir perdu", mais aussi parce que ces derniers sont "très imprégnés par la Ve République". De fait, pour le polémiste, "le grand gagnant, ce n'est pas Emmanuel Macron, mais le général de Gaulle".

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