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Après le fisc, l'Éducation nationale : les cybercriminels de ZeroBytes revendiquent le piratage de 346 millions de lignes de données d'élèves et de personnels

Quelques jours après la mise en vente de données fiscales de près de 700 000 contribuables issues du piratage de la DGFiP, ZeroBytes revendique désormais la publication de millions de données de l'Éducation nationale.

Le ministre de l'Éducation nationale lors d'une conférence de presse le 22 juin 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

"L'État met une cible dans leur dos" : sur RTL, un hackeur éthique critique le mail envoyé par le fisc et met en garde les contribuables piratés contre des cambriolages

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Alexis Lalemant & Mathilde Piqué

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C'est l'un des mauvais "feuilletons" de l'été. Quelques jours après avoir revendiqué le piratage de données fiscales sensibles appartenant à près de 678.000 particuliers et professionnels, les cybercriminels à l'origine de la fuite de données remettent le couvert. Ce mardi 18 août matin, sur RTL, Clément Domingo, un "hacker éthique" aussi connu sous le patronyme de SaxX, confirme que ZeroBytes revendique depuis lundi soir un piratage massif de l'Éducation nationale. 

Selon le site spécialisé French Breaches, qui avait révélé le scandale de la fuite de données de la Direction générale des Finances publiques, ce sont pas moins de 346 millions de lignes de données, réparties dans près de 2.500 fichiers d'un poids de 43 Go, qui sont en possession de ZeroBytes. Ces données concerneraient des élèves, des enseignants et d'autres membres du personnel, sur une durée totale d'une vingtaine d'années. 

"Je pense que là, on a vraiment un feuilleton. Ça se passe hier soir, où encore je discute avec le cybercriminel qui m'envoie quelques échantillons. Sauf que là, quand même, il vient de revendiquer 346 millions de données qui s'étendraient sur une période de 20 ans, remontant jusqu'à 2002, 2003, 2004. Et là, je pense que l'Éducation nationale devra, ce matin ou dans les prochaines heures aussi, un peu réagir", expliquait sur RTL Clément Domingo ce mardi matin. 

Si 346 millions de données ont été extraites et revendiquées, cela ne veut pas dire qu'il y a autant de personnes concernées. Ce sont en fait des lignes informatiques dans lesquelles une même personne peut donc apparaître à plusieurs reprises. Selon les éléments communiqués par le hackeur, plus d'un million d'élèves seraient concernés, des enfants principalement en primaire. Près de quatre millions d'identifiants de personnels de l'Éducation nationale ont été dupliqués, à ce stade le ministère ne confirme pas ces chiffres.

Des cybercriminels qui "jouent littéralement avec l'administration"

ZeroBytes, l'entité derrière la revendication et qui serait composée de deux personnes, enchaîne donc les revendications de piratages massifs de différents organismes, qu'ils soient publics ou privés. La Fédération française de handball ou encore l'enseigne Intermarché, avant donc la DGFiP et maintenant l'Éducation nationale remplissent le tableau de chasse du duo. 

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"Ce que je trouve le plus fascinant dans cette histoire, c'est que là, on a en face un cybercriminel qui joue littéralement avec l'administration, en tout cas avec l'institution publique, en disant une chose et en attendant que l'institution réagisse, avant de republier d'autres choses. Et surtout, ça vient poser cette question aujourd'hui fondamentale de la sécurité de notre système informatique de manière générale en France, à un moment donné où on parle énormément des ingérences étrangères (...)", analysait de plus, Clément Domingo. 

De son côté, le ministère de l'Éducation nationale avait confirmé le 31 juillet dernier une intrusion dans l'un de ses systèmes d'information "à la suite de l'usurpation d'un compte professionnel". 

"Les données susceptibles d'avoir été exfiltrées concernent les agents du ministère ayant exercé en académie depuis 2001. Il s'agit d'éléments d'identité et d'informations professionnelles – statut et fonctions. Pour une partie d'entre eux s'y ajoutent des coordonnées, adresse postale et numéro de téléphone, ainsi que le numéro de sécurité sociale. Ce système d’information ne contient ni données bancaires, ni mots de passe, ni données relatives aux élèves", assurait le ministère dans son communiqué de presse.

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