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François Hollande, le 7 mai 2022.
Crédit : GONZALO FUENTES / POOL / AFP
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Un premier échec politique qui a mené, des années plus tard, à une victoire. Si l'attachement de François Hollande à la Corrèze est aujourd'hui bien connu, ça n'a pourtant pas été le coup de foudre entre l'ancien président et les électeurs corréziens. En 1981, alors que François Hollande sort tout juste de l'ENA et que François Mitterrand vient d'être élu à la tête du pays, François Hollande est envoyé en Corrèze pour se présenter face à Jacques Chirac aux élections législatives.
"Une mission qui était peut-être impossible à l'époque", reconnaît-il aujourd'hui. L'issue des élections est sans appel : il manque à François Hollande plusieurs centaines de voix pour mettre son opposant en ballotage, et Jacques Chirac est réélu au premier tour dans la 3e circonscription. François Hollande essuie alors son premier échec politique. "Tous mes amis étaient souvent candidats, parfois même élus. J'avais le sentiment que je n'avais pas réussi dans ma mission", se souvient François Hollande sur RTL.
Malgré cet échec, le socialiste, à l'époque âgé de seulement 25 ans, décide de ne pas quitter le territoire de la Corrèze. "Qu'est-ce qu'on fait après l'échec ? Soit on dit, 'finalement, j'ai échoué et je vais m'éloigner de ceux qui ne m'ont pas donné ce que j'espérais d'eux, c'est-à-dire leur confiance'. Ou, au contraire, rester. Et depuis 1980, je n'ai jamais quitté la Corrèze."
Une ténacité du futur président qui lui permet de gagner la confiance des habitants et d'être finalement élu député de la première circonscription de Corrèze sept ans plus tard. "C'est là que le rapport avec les gens change. Parce qu'ils se disent que vous n'êtes pas venus simplement pour saisir une opportunité, que vous avez voulu vous installer, vous intégrer surtout, et vous mettre à leur service."
De cette première défaite en Corrèze, François Hollande retient une notion importante : celle de ne pas rester sur un échec. "On peut perdre avec les honneurs, mais on a perdu. Donc, il ne faut pas rester sur de belles défaites. Il faut aller chercher même les petites victoires. Une petite victoire vaut toujours mieux qu'une belle défaite", déclare-t-il.
Lorsqu'il renonce à briguer un second mandat lors de l'élection présidentielle de 2016, François Hollande ne perçoit pas ce retrait comme un échec, mais comme un "constat politique", motivé par la division au sein du Parti socialiste, mais aussi par la candidature d'Emmanuel Macron, son ancien collaborateur. "De ce point de vue, c'était un constat que je faisais lucidement. Ce n'est pas la même chose. L'échec, c'est quand on perd les élections."
François Hollande est-il prêt à prendre un nouveau risque politique en 2027 ? Pour le moment, il estime avoir "accompli (s)on destin", et ne pas prendre à la légère la possibilité d'une nouvelle candidature à la présidence. "C'est par rapport à une situation que l'on doit se déterminer. J'ai dit que je me préparais parce que la situation pourrait, demain, le justifier. Mais pour l'instant, je n'ai aucun acte de candidature", conclut-il.
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