2 min de lecture Politique

Régions : comment le redécoupage a donné du poids politique à ceux qui les dirigent

Les élections régionales approchent à grands pas, le premier tour est dans 12 jours. Sur RTL, on essaye d’en éclairer les enjeux et les spécificités.

Yves Calvi_ RTL Matin Yves Calvi iTunes RSS
>
Nouvelles régions : comment le redécoupage a donné du poids politique à ceux qui les dirigent Crédit Image : Florian Jannot-Caeilleté / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
William Galibert édité par Charline Vergne

La carte de France est désormais composée de 13 super-régions, contre 22 il y a quelques années. C’est François Hollande qui l’avait redécoupée, avec pour promesse, des économies et plus de pouvoirs décentralisés.

Moins de régions, davantage d’économies : est-ce aussi simple que cela ? Non, on peut dire que tout ne s’est pas passé comme prévu. 5 à 10 milliards d’euros d’économies par an, c’était l’objectif. Mais au mieux, les dépenses sont restées stables, et parfois elles ont même augmenté. Dans les régions qui ont fusionné, tous les salaires ont été harmonisés, vers le haut bien sûr… Et les organisations sont devenues, parfois, ubuesques.

En Occitanie, par exemple, les locaux de la Région, à Toulouse et à Montpellier, sont devenus trop petits pour accueillir tous les conseillers de la nouvelle grande région. Parfois, on a dû louer le parc des expositions, pour que tout le monde puisse se réunir en même temps… Bel exemple de simplification administrative, au lieu d’alléger le millefeuille, la reforme l’a alourdi, dénoncent par ailleurs certains élus En Marche… Alors, tout de même, les fusions de régions ont permis de gagner en efficacité pour les achats publics, les contrats d'assurance, ou encore les fournitures avec des commandes groupées.

Un vivier pour les candidats à la présidentielle ?

Est-ce que le redécoupage a tout de même eu des avantages ? Oui, certains territoires se sont retrouvés dans cette organisation, comme la Basse-Normandie et la Haute-Normandie, par exemple. Cela ne semblait pas délirant de les regrouper ensemble… D’autres régions, à la traîne économiquement, ont pu aussi se rebooster un peu, dans leur nouvel ensemble. C'est le cas du Limousin, par exemple, lorsqu'il a été rattaché à la Nouvelle-Aquitaine.

À lire aussi
régions
Régionales en Occitanie : le RN en embuscade face au front républicain

Et puis, il y a eu un effet plus inattendu. Ces super-régions sont devenues un vivier pour les candidats à la présidentielle. Elles ont donné du poids politique à ceux qui les dirigent, et avec ce poids, beaucoup d’ambitions, pas seulement régionales, donc. On peut citer Xavier BertrandValérie Pécresse ou encore Laurent Wauquiez par exemple. Les patrons de régions ont gagné une plus grande visibilité et imaginent parfois leur fief comme un tremplin vers 2022. Et ça, ce n’était pas vraiment prévu au moment de la réforme, il y a six ans… 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Politique Régions France
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants