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Régionales : les alliés inattendus de Valérie Pécresse au second tour

Manuel Valls ou encore Jean-Paul Huchon : ils sont plusieurs de la gauche, ou proches de la gauche, à avoir appelé à voter pour Valérie Pécresse au second tour dimanche 27 juin.

L'ancien premier ministre Manuel Valls et l'ancien président de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, le 7 décembre 2016 à Matignon.
L'ancien premier ministre Manuel Valls et l'ancien président de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, le 7 décembre 2016 à Matignon.
Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Louis Chahuneau & AFP

Drôles de soutiens pour la droite au second tour des régionales en Île-de-France. La présidente LR Valérie Pécresse qui bataille pour sa réélection se serait-elle doutée que des personnalités publiques et politiques de gauche la soutiendraient pour contrer l'alliance entre les Verts, le PS et la France insoumise

Interviewé jeudi 24 juin dans la matinale d'Europe 1, c'est d'abord l'ancien Premier ministre de François Hollande, Manuel Valls, ex-figure du Parti socialiste, qui a appelé à voter Valérie Pécresse : "Comme je suis franc, direct, je voterai Valérie Pécresse parce que je considère qu'il y a ce danger", a déclaré celui qui avait tenté un rapprochement avec LaREM dès 2017.

L'ancien député de l'Essonne estime que s'allier avec La France insoumise est "une faute morale" et dénoncé "les ambiguïtés, les compromissions de membres des listes de La France insoumise en Île-de-France avec l'islamisme, par rapport à la lutte contre l'antisémitisme, au soutien aux policiers, sur la laïcité". Selon lui, extrême droite et extrême gauche représentent désormais un même combat.

Jean-Paul Huchon, Alain Minc, Juliette Méadel...

Il n'est pas le seul à avoir suscité l'ire ou l'indignation dans les rangs de la gauche ces derniers jours. L'homme d'affaires Alain Minc, ancien soutien d'Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017, a également appelé à voter pour la candidate LR au second tour : "Passe encore qu'il y ait eu une liste de La République en marche au premier tour. Mais qu'elle se maintienne au second tour, alors que face à Pécresse, il y a une gauche qui n'est pas la gauche bonasse de Jean-Paul Huchon, mais une gauche où se mêle un ayatolisme vert et un indigénisme flou, ça n'est pas possible", a-t-il déclaré.

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À propos de l'ancien président PS de la région Île-de-France entre 1998 et 2015, Jean-Paul Huchon a également déclaré dans Le Point voter "sans hésitation pour Valérie Pécresse", face à une "alliance baroque" à gauche.

Par ailleurs, d'autres personnalités issues du Parti socialiste, comme l'ancien élu d'Avignon et co-fondateur du Printemps républicain, Amine El-Khatmi, et l'ancienne secrétaire d'État de François Hollande, Juliette Méadel, ont déclaré ne pas voter pour l'alliance de gauche au second tour des régionales. "Moi, telle que je suis, au centre de la gauche, je ne voterai pas pour La France Insoumise [...] C'est une gauche qui déteste la gauche ", a notamment déclaré la seconde sur LCI. Elles n'ont pour l'instant pas appelé à voter pour la candidate LR.

Une alliance de gauche qui menace Valérie Pécresse ?

Ces attaques contre la nouvelle coalition de gauche pour le second tour ont été amplifiées par l'apparition ce mercredi du hashtag #EnnemiDeLaRepublique, repris 80.000 fois sur Twitter, pour critiquer, notamment, la France insoumise. Les élus du parti de Jean-Luc Mélenchon mais aussi d'autres personnalités de gauche comme Benoît Hamon, présent sur la liste de Julien Bayou, ont été nombreux à répondre aux attaques dont la France insoumise fait l'objet, sur son rapport à la démocratie, ses liens supposés à l'islamisme ou son soutien aux réunions en non-mixité.

"Toutes les boussoles perdues - soutenir celle qui creuse les inégalités et pique les fiches du RN, il fallait oser quand on est censé avoir présidé la région à gauche. Et toute honte bue - Valérie Pécresse ne cesse d'accuser son prédécesseur. Quelle déchéance", a par exemple réagi Clémentine Autain, tête de liste LFI et membre de la coalition de gauche en Île-de-France.

De son côté, Valérie Pécresse s'est félicitée de ces soutiens inattendus de Manuel Valls et du patron de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan : "Rien ne les rapproche, mais un combat les unit : lutter contre l'extrême gauche", a-t-elle déclaré.

La candidate LR reste en pôle position pour le second tour (36,18%), mais en fusionnant avec le PS et la France insoumise, la coalition de gauche obtient 34,27% des voix du premier tour, et se rapproche du score de l'actuelle présidente de la région, tandis que la liste LaREM de Laurent Saint-Martin (11,79%) s'est maintenue pour le second tour, tout comme la liste du Rassemblement national menée par Jordan Bardella (13,14%).

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