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Israël-Palestine : la classe politique française réagit presque plus que la communauté internationale

ÉDITO - Dans les violences entre israéliens et palestiniens, la classe politique française réagit presque davantage que la communauté internationale et ce n’est pas bon signe.

Des roquettes lancées depuis la ville de Gaza, contrôlée par le mouvement palestinien Hamas, vers Israël le 12 mai 2021.
Des roquettes lancées depuis la ville de Gaza, contrôlée par le mouvement palestinien Hamas, vers Israël le 12 mai 2021.
Crédit : MAHMUD HAMS / AFP
Israël-Palestine : quand la classe politique française réagit presque davantage que la communauté in
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Israël-Palestine : quand la classe politique française réagit presque davantage que la communauté internationale
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Olivier Bost - édité par William Vuillez

Aucune des réactions ne va vous surprendre, mais elles sont sans nuances. Dans les violences entre Israéliens et Palestiniens, la gauche dénonce la colonisation et l’extrême droite israélienne, la droite elle, défend la riposte armée d’Israël pays agressé et dénonce les terroristes du Hamas. Certains y voient une question d’autorité, d’autres y voient des opprimés. 

Gérald Darmanin le ministre de l’Intérieur, a décidé d’interdire partout en France toute manifestation ce week-end, de soutien aux palestiniens en évoquant des précédents, de graves troubles en 2014Olivier Faure, le patron du Parti Socialiste, déplore cette atteinte au droit de manifester pour un précédent vieux de 7 ans. L’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls ou le député LR Éric Ciotti, demandaient ces interdictions. 

C’est une situation étrange et dangereuse, la diplomatie internationale est molle face à cette flambée de violences et dans notre paysage politique franco-français, les réactions sont virulentes. C’est étrange et c’est dangereux parce que c’est caricatural, porteur du pire, de l’outrance et potentiellement de violence dans la rue. 

De mauvaises motivations

Le problème, ce ne sont pas les réactions sur ce qui ressemble de plus en plus à une guerre civile, mais les sous-entendus et les arrière-pensées. La violence entre juifs et arabes, l’antisionisme, l’antisémitisme. Dans les réactions politiques françaises beaucoup veulent calquer en quelque sorte leur grille de lecture, leurs obsessions, sur des évènements lointains. Chacun veut faire passer un message politique avec une finalité d’abord franco-française. Il y a de mauvaises motivations, des postures, des manipulations. 

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De son côté, Emmanuel Macron a publié un communiqué jeudi : "Le retour au calme, la paix sont nos priorités", écrit-il. Il a présenté ses condoléances à Mahmoud Abbas, le président de l’autorité palestinienne pour les morts palestiniens et il condamne en même temps les tirs revendiqués par le Hamas. 

Il s’entretiendra avec le Premier ministre israélien Benyamin Nentanyahou vendredi. Emmanuel Macron ne dévie pas de la diplomatie française habituelle, un certain équilibre en espérant plus que jamais des discussions qui amènent à une paix durable. Un certain équilibre parce qu’en France, cette question reste sensible, au-delà de toute raison.

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