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Israël-Palestine : l'armée israélienne annonce une attaque à Gaza, puis se rétracte

L'armée israélienne a annoncé tard jeudi 13 mai avoir pénétré dans la bande de Gaza, avant de démentir deux heures plus tard, évoquant un "problème de communication interne".

Des roquettes lancées depuis la ville de Gaza, contrôlée par le mouvement palestinien Hamas, vers Israël le 12 mai 2021.
Des roquettes lancées depuis la ville de Gaza, contrôlée par le mouvement palestinien Hamas, vers Israël le 12 mai 2021.
Crédit : MAHMUD HAMS / AFP
Gaétan Trillat
Journaliste

La confusion régnait dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 mai dans la bande de Gaza, théâtre d'une escalade de violence entre le Hamas et Israël depuis le début de la semaine ; alors que l'armée israélienne a annoncé vers minuit avoir envoyé "des troupes au sol" pour lancer une attaque, ce qui aurait constitué une première depuis le conflit de 2014, Tsahal s'est finalement contredit moins de deux heures plus tard. L'armée a publié une "clarification" pour dire qu'il n'y avait "pas de soldats" à Gaza. Interrogé par l'AFP, le porte-parole de l'armée a évoqué un "problème de communication en interne" pour expliquer la situation.

Dans la nuit, l'aviation israélienne a en revanche poursuivi ses bombardements de sites du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle Gaza, alors que des centaines d'habitants palestiniens ont dû quitter leurs maisons précipitamment pour fuir les frappes, selon des témoins et des journalistes de l'AFP sur place. Le Hamas, qui continuait de lancer des roquettes vers le sud israélien, a tenté de lancer des drones munis de charges explosives vers Israël selon l'armée.

Émeutes dans les villes judéo-arabes

Depuis le début de ce nouveau cycle de violences lundi, 103 Palestiniens, dont 27 enfants, ont été tués dans la bande de Gaza, et 580 blessés, selon un dernier bilan du ministère local de la santé. En Israël, sept personnes, dont un enfant de six ans et un soldat, ont péri.

Le conflit est doublé d'une escalade entre Arabes et Juifs dans plusieurs villes mixtes d'Israël, un niveau de violence jamais atteint depuis des décennies selon la police israélienne. Près de 1.000 membres de la police des frontières ont été appelés en renfort dans ces villes, théâtres d'émeutes depuis mardi avec des heurts et des échanges de coups de feu, et plus de 400 personnes, Juifs et Arabes, ont été arrêtées ces trois derniers jours.

À lire aussi

Face à l'intensification du conflit malgré les appels internationaux à la désescalade, le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir dimanche une réunion virtuelle publique sur le conflit. L'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, le Norvégien Tor Wennesland, ainsi que des représentants d'Israël et des Palestiniens devraient y participer.

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