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Présidentielle 2022 : pourquoi les membres du gouvernement vont moins s'exprimer à partir de vendredi

ÉCLAIRAGE - À partir de ce vendredi 18 mars, les ministres entrent dans une période de "réserve". Ils devront alors s'abstenir de se déplacer ou de s'exprimer.

Le ministre de la santé Olivier Véran le 9 février dernier.
Le ministre de la santé Olivier Véran le 9 février dernier.
Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Lison Bourgeois & AFP

À partir de ce vendredi 18 mars, les ministres ne pourront plus s'exprimer ou se déplacer totalement librement. Dès minuit passé, les membres du gouvernement entreront en période dite "de réserve". Ils devront alors réduire au strict minimum leurs déplacements, afin de ne pas perturber la campagne électorale.  

Le mode d'emploi de cette période de "réserve" reste complexe. Une réunion est d'ailleurs prévue ce jeudi 17 mars dans la soirée, à Matignon avec tous les conseillers communication du gouvernement. Elle permettra de rappeler les règles et de tenter d'éclaircir les zones d'ombre. Le président Emmanuel Macron, comme les autres candidats, n'est tenu à la réserve que le samedi précédant le scrutin des dimanches 10 et 24 avril.

À partir de vendredi matin, les "membres du gouvernement doivent s'abstenir de se déplacer dans l'exercice de leurs fonctions" a rappelé le secrétariat général du gouvernement (SGG) dans une circulaire du 10 février. L'objectif est d'éviter à l'exécutif toute accusation d'utilisation des moyens de l'Etat. 

Les déplacements des ministres comptabilisés dans les frais de campagne

Alors que la campagne présidentielle entre dans sa dernière ligne droite avant le 1er tour prévu le 10 avril, les membres du gouvernement "ne doivent pas intervenir dans la campagne électorale ou apporter un soutien à un candidat lorsqu'il s'exprime 'officiellement'".

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Cependant, cette règle "n'interdit pas les déplacements des ministres, en tant que personnalités politiques". Ils ont le droit de participer à des meetings par exemple. "Ces déplacements doivent être programmés de telle sorte qu'il ne puisse y avoir de confusion avec leurs activités gouvernementales", préconise le SGG.

Il y a tout de même une précision importante, les frais causés par ces déplacements pourront être intégrés dans les comptes de campagne d'Emmanuel Macron, après examen par la commission chargée de ces questions (CNCCFP). Les membres du gouvernement pourront donc exceptionnellement intervenir "pour des raisons de sécurité" notamment, à condition de rembourser les coûts engendrés. 

Par exemple, le ministre de la Santé Olivier Véran est attendu en meeting à Nice mercredi prochain. Son avion sera défrayé par l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, il devra emprunter un taxi à l'arrivée et sa conseillère l'accompagnant a assuré avoir posé un jour de vacances. 

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