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Présidentielle 2022 : Pécresse attaque Macron sur la Corse l'accusant de "céder à la violence"

Ce mercredi 16 mars, Valérie Pécresse a accusé Emmanuel Macron de "céder à la violence" face aux revendications corses, l'accusant d'"utiliser" la guerre en Ukraine pour éviter de parler de son bilan.

Valérie Pécresse et Emmanuel Macron.
Valérie Pécresse et Emmanuel Macron.
Crédit : AFP
Marine Derquenne & AFP

Pour la première fois, à moins d'un mois de l'élection présidentielle, Gérald Darmanin a affirmé lors d'une interview à Corse Matin que le gouvernement était "prêt à aller jusqu'à l'autonomie" de la Corse. Tandis que le gouvernement a entrouvert la porte aux revendications des nationalistes corses qui durent depuis des années, selon Valérie Pécresse, il faut "avant tout ramener l'ordre en Corse avant d'entamer les négociations". Dès lors, la candidate des Républicains a accusé le président-candidat de "céder à la violence" face aux revendications des nationalistes, ce qui "n'est pas sain".

"On a un président visiblement aux abois et qui cède à la violence, comme il l'a fait à Notre-Dame-des-Landes", a-t-elle lancé sur France Inter. L'autonomie "doit se faire dans le cadre de la République et ne doit pas conduire au démantèlement de la République", a-t-elle assuré, estimant qu'"Emmanuel Macron paie cash son mépris des territoires". Elle a ajouté qu'il "faudra un donnant-donnant" car "l'autonomie, oui bien sûr" mais qu'il fallait "des indicateurs de performances, des résultats pour les Corses".

Pécresse regrette que la guerre en Ukraine prenne autant de place

Valérie Pécresse ne s'est pas arrêtée là. Interrogée sur la guerre en Ukraine, elle a dénoncé Macron qui, selon elle, "l'utilise pour se protéger et n'avoir pas de comptes à rendre sur son bilan". Elle regrette notamment que le débat présidentiel sur TF1 "Face à la guerre" soit resté centré sur la question de la guerre en Ukraine. "Je rappelle qu'il n'y a pas la guerre en France. Il y a la guerre sur le continent européen, qui est évidemment un sujet éminemment grave et qui nous oblige d'ailleurs à revoir et repenser toute une série de politiques, mais c'est une émission dans laquelle on a évité de parler de l'immigration incontrôlée, la montée de la violence, des services publics à bout de souffle et de la question réelle du pouvoir d'achat." a-t-elle regretté.

Elle a également estimé que "cette crise en Ukraine révèle des erreurs politiques" au plan national et européen, comme sur le nucléaire ou la souveraineté alimentaire. La crise a été, selon elle, un "révélateur de beaucoup d'erreurs commises par Emmanuel Macron qui s'ajoutent à des difficultés spécifiquement françaises".

Pécresse critique la politique de Macron, la qualifiant de politique de "gribouille, de dépenses tous azimuts"

Tandis que Macron va présenter son programme jeudi 17 mars, Valérie Pécresse veut que les Français "se rendent compte que les cinq ans d'Emmanuel Macron ont affaibli la France". Elle en a profité pour dénoncer "une politique de gribouille, de dépenses tous azimuts". D'ailleurs, selon Valérie Pécresse, Emmanuel Macron refuse de débattre avant le premier tour car il "ne veut pas qu'on démasque ses contrevérités".
Elle a ajouté, toujours pour attaquer Macron, qu'"il est difficile de faire confiance à un président qui va proposer le contraire de ce qu'il a fait ces dernières années". Elle a assuré que "si les Français veulent un vrai programme de droite [...] ils doivent faire confiance à mon équipe". La candidate des Républicains, qui se positionne désormais en quatrième position après Jean-Luc Mélenchon dans le dernier sondage BVA pour RTL, tente de récupérer son électorat.  

Pécresse met en garde contre le risque d'abstention le 10 avril prochain

Enfin, Valérie Pécresse a mis en garde contre "une élection par tacite reconduction". "S'il y a une abstention massive parce qu'il n'y a pas de débat démocratique, alors il y aura une colère et une frustration", a-t-elle assuré, répondant à Gérard Larcher qui mettait lui aussi en garde contre le manque de légitimité du président en l'absence de campagne. "S’il n’y a pas de campagne, la question de la légitimité du gagnant se posera" a prévenu Gérard Larcher dans Le Figaro.

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