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Présidentielle 2022 : Marine Le Pen dévoile son slogan et son affiche de campagne

La présidente du Rassemblement national, qui fera sa rentrée à Fréjus ce week-end, apparaît tout sourire sur son affiche de campagne, le regard tourné vers le ciel.

La présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, le 8 mai 2021
La présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, le 8 mai 2021
Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Florine Boukhelifa & AFP

Très discrète depuis l'été, Marine Le Pen s'apprête à faire sa rentrée à Fréjus samedi 11 et dimanche 12 septembre, où elle se fera l'avocate des "libertés", son slogan pour une campagne présidentielle à distance de son parti, dont l'échec aux régionales a aiguisé l'appétit d'Eric Zemmour.

Loin des "estivales" de la cité varoise d'avant la présidentielle de 2017, qui avaient rassemblé plusieurs milliers de militants, le Rassemblement national réunit à huis clos son seul Conseil national (120 membres, le "parlement" du parti), étoffé le dimanche à 900 militants. La candidate à l'Élysée y présentera son équipe de campagne, avant de passer les manettes du parti dimanche à son numéro deux Jordan Bardella, le temps de la présidentielle, avec un discours chacun dans l'ancien théâtre romain de la ville.

"Marine Le Pen sera une candidate détachée de la présidence du RN pour rassembler au-delà", fait valoir le futur numéro un du parti, qui aura 26 ans lundi, en plaidant que la présidentielle est "la rencontre entre un homme ou une femme et le peuple français". La discrétion de Marine Le Pen depuis le congrès du RN début juillet a relancé les spéculations sur sa motivation pour cette troisième candidature. Mais au Figaro mercredi, elle se dit "dans un état d'esprit extrêmement combatif", évoquant la troisième tentative, gagnante, du socialiste François Mitterrand en 1981.

Un slogan inspiré de "La Marseillaise"

Cet entretien avec le quotidien national était aussi l'occasion de dévoiler son affiche de campagne ce jeudi 9 septembre. "Libertés, libertés chéries !", expression inspirée de La Marseillaise (où elle s'écrit au singulier), sera son slogan, imprimé sur des affiches sans le nom Le Pen ni celui du parti et qui seront tirées à 500.000 exemplaires. Elle y apparaît le regard tourné vers le ciel, tout sourire.

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Fréjus lui permettra également "retrouver des élus, des militants extrêmement motivés" par la présidentielle, élection reine du parti d'extrême droite, veut croire un responsable, même si un autre témoigne d'un enthousiasme très émoussé comparé à 2017. Il faut dire que le RN, malgré son ouverture à des candidats extérieurs au mouvement pour les régionales, a perdu un tiers de ses conseillers, privant Marine Le Pen de son principal argument sur sa capacité à gouverner.

Ces revers ont nourri des mécontentements en interne, les uns fustigeant la "banalisation" d'une candidate qui ne veut plus sortir de l'euro, d'autres réclamant à l'inverse qu'elle renonce à la retraite à 60 ans. Passant outre les critiques, Marine Le Pen a exhorté ses militants début juillet à "aller chercher la victoire" en continuant à "ouvrir" le parti. Elle nommera à cet égard comme directeur de campagne un ancien préfet, Christophe Bay, qui n'est pas issu du sérail partisan, contrairement à David Rachline, maire RN de Fréjus, qui occupait ce poste en 2017.

Liberté, sécurité et environnement

Redisant n'être "ni de droite, ni de gauche", elle propose pour préserver le pouvoir d'achat "la nationalisation des autoroutes", qui sont à ses yeux "une véritable spoliation des Français". "Cela permettra de faire baisser de 10 à 15% le prix des péages, de livrer un milliard et demi d'euros par an au budget de l'État et ainsi permettre la mise en oeuvre de politiques de réaménagement du territoire", soutient-elle.

La candidate RN envisage également "la privatisation de l'audiovisuel public", dont il est selon elle "de plus en plus difficile de distinguer la spécificité", afin de rendre "immédiatement 2,8 milliards de redevance" aux Français. "Nous sommes une grande démocratie, a-t-on encore besoin d'un audiovisuel public de cette taille?", demande la candidate d'extrême droite. Resteront toutefois publics "l'audiovisuel d'outre-mer", la chaîne franco-allemande Arte, et l'Institut national de l'audiovisuel (INA) qui "sera transféré au ministère de la Culture et intégrera les archives nationales".

Parmi les autres libertés individuelles, elle défend "la liberté syndicale" considérant qu'un syndicat doit être considéré comme représentatif avec "5% du vote des salariés", et "la liberté de fonder une famille". "Inspirée par le modèle hongrois", elle propose à cet égard "un prêt aux jeunes parents qui se transformerait en dotation budgétaire dès la naissance du troisième enfant".

Quant aux "libertés collectives", elle défend "la liberté du peuple de choisir" pour laquelle elle promet un mode de scrutin à la proportionnelle et un référendum d'initiative populaire. Elle redit aussi qu'elle mettra en œuvre deux lois de programmation pour la sécurité, "autre grande liberté", et qu'elle sera "la candidate de ceux qui veulent maintenir leurs racines en France" au nom de la liberté qui consiste à "protéger (son) lieu de vie", incluant "la problématique de l'environnement".

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