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Présidentielle 2022 : jusqu'à quand Zemmour va-t-il jouer l'ambiguïté ?

Éric Zemmour ne s'est toujours pas officiellement lancé dans la course mais les signes d'une candidature se multiplient.

Éric Zemmour le 23 septembre 2021, lors d'un débat avec Jean-Luc Mélenchon
Éric Zemmour le 23 septembre 2021, lors d'un débat avec Jean-Luc Mélenchon
Crédit : BERTRAND GUAY / POOL / AFP
Un QG, un ancien préfet... la campagne de Zemmour se met en place
02:59
Un air de campagne du 29 septembre 2021
02:59
Aurélie Herbemont - édité par William Vuillez

Éric Zemmour a beau parcourir les plateaux télé en répétant qu'il ne sait pas s'il sera candidat, les indices sont de plus en plus nombreux. Premier indice : un QG dans le VIIIe arrondissement de Paris, pas très loin, selon Le Parisien, de... l'Élysée. Autre indice : un ancien préfet enrôlé dans cette "non-campagne", comme conseiller, d'après Le Monde. 

"Il se prépare, au cas où", explique un de ses proches. En clair, l'intendance doit suivre. Et pendant ce temps-là, Éric Zemmour continue de profiter de cet entre-deux. Sur RTL, il y a deux semaines, il l'avait dit : "Je peux faire durer l'ambiguïté tant que c'est mon intérêt". Une ambiguïté qu'il prévoit de faire durer peut-être jusqu'à novembre.

En attendant, un sondage le donne à 13%, se rapprochant de LR et du RN. Dans cette étude Harris Interactive, Marine Le Pen est à 16% et Xavier Bertrand à 14, de quoi inquiéter ce ténor de la droite : "La tempête Zemmour n'est pas finie". Même si les campagnes présidentielles sont parfois marquées par des bulles, rappelons-le, à la même époque en 2001, Jean-Pierre Chevènement ne faisait que monter dans les sondages, avant de finir à 5% le jour-J. 

La contre-attaque du jour est justement destinée à Éric Zemmour. C'est un pilier de la majorité présidentielle qui confie : "Il faut laisser Zemmour lasser, l'attaquer aujourd'hui ce serait essayer de faire du bruit avec des baguettes sur un matelas. S'il est à 25% en février, c'est là qu'il faudra l'assommer". Ne pas cogner trop tôt, sans cogner trop tard, c'est le défi.

Désillusion pour Anne Hidalgo

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Yannick Jadot a remporté la primaire verte, alors que beaucoup au PS espéraient une victoire de Sandrine Rousseau, histoire de donner un peu d'oxygène à la maire de Paris. Car l'écologiste et la socialiste sont à touche-touche dans les sondages, sur le créneau d'écologie de gouvernement. "Hidalgo voit la fenêtre se refermer, et Mélenchon voit la sienne s'ouvrir", redoute un socialiste. Un autre décèle quand même une lueur d'espoir : "Avec Rousseau à 49%, sur quelle base Jadot va-t-il rassembler les écolos ?".

Miser sur les bisbilles chez les autres est un grand classique. Dans l'entourage de la maire de Paris d'ailleurs, on félicite Yannick Jadot et en même temps on explique être "ouvert au dialogue" pour "faire converger le bloc social écolo". Le problème est toujours le même : converger derrière Jadot ou Hidalgo ? Chacun va évidemment continuer sa campagne dans son couloir pour voir qui va prendre le leadership. Mais un élu PS veut croire que "le temps du dialogue s'imposera à terme". C'est donc une primaire sauvage entre les verts et les roses qui va s'ouvrir dans les sondages.

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