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Jean-Luc Mélenchon, le 30 janvier 2026
Crédit : Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé ce dimanche 15 février la "sidération", l'"empathie" et la "compassion" des Insoumis après la mort de Quentin, un militant nationaliste de 23 ans. Il est décédé samedi de la suite de ses blessures. Jeudi soir, il avait été violemment agressé en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan.
"Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches", a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting électoral à Montpellier, rappelant avoir "dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence".
Le collectif identitaire Némésis a accusé des militants antifascistes d'être à l'origine de cette violente agression alors que Quentin faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes. Invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, ce dimanche 15 février, Gérald Darmanin a pour sa part affirmé que "l'ultragauche a manifestement tué" le jeune militant et a dénoncé "une complaisance de LFI pour la violence politique".
Nous n'avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent.
Jean-Luc Mélenchon
Une accusation qui ne passe pas dans les rangs de la France insoumise. Pour Jean-Luc Mélenchon, "tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n'ont aucun rapport avec la réalité". "C'est nous qui sommes agressés, réunion après réunion", s'est-il insurgé. "Tout a été truqué, arrangé pour faire croire à une sorte d'expédition du service d'ordre Insoumis pour traquer un pauvre malheureux", a-t-il encore dit, affirmant que "tout s'est passé ailleurs qu'à l'endroit où se trouvait Rima et le service d'ordre des Insoumis". "Nous n'avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent. Ce sont des calomniateurs !", a-t-il martelé.
La Jeune garde, mouvement antifasciste et accusée par Némésis d'avoir pris part à l'agression mortelle de Quentin, a réagi ce dimanche 15 février dans un communiqué. Elle indique qu'elle "ne saurait être tenue pour responsable" de la mort de Quentin à Lyon, "ayant suspendu toutes ses activités". Pour le moment, le parquet de Lyon n'a pas établi de tel lien. Il a indiqué chercher à identifier les "auteurs directs" de l'agression mortelle du jeune militant Quentin, disant avoir pu recueillir "plusieurs témoignages significatifs".
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