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L'hôpital Edouard Herriot, où est mort Quentin, militant nationaliste de 23 ans, à Lyon, en février 2026
Crédit : AFP
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"La thèse d'une simple et banale rixe ne tient pas." L'avocat de la famille de Quentin, le militant nationaliste de 23 ans mort samedi des suites de ses blessures après avoir été agressé en marge d'une conférence à Science Po Lyon, a annoncé sur RTL que la famille de la victime demande à ce que les faits soient qualifiés de "meurtre en bande organisée".
"Il s'agit d'un lynchage, les mots ont un sens", affirme maître Fabien Rajon au micro de RTL, estimant que les faits relèvent d'un "meurtre commis en bande organisée par une bande préparée, armée, résolue, qui a lynché un jeune de 23 ans, qui est une victime innocente." À ce stade, une enquête est en cours du chef de "coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances", a indiqué samedi le parquet dans un communiqué.
Mais pour l'avocat de la famille de Quentin, il n'y a aucun doute sur l'aspect prémédité de l'agression, qui est selon lui "un guet-apens qui a été méticuleusement préparé par des individus qui sont préparés, en pratiquant notamment des sports de combat, qui par ailleurs revêtaient des cagoules, qui avaient le visage masqué."
Quentin, affilié au collectif identitaire Némésis, était présent vendredi 13 février pour assurer la sécurité de militantes qui protestaient contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Une altercation avait alors éclaté avec des militants antifascistes, au cours de laquelle le jeune homme de 23 ans avait été grièvement blessé. D'abord transporté à l'hôpital dans un "état désespéré", il a succombé à ses blessures samedi.
Selon l'avocat de la famille de Quentin, "la thèse d'une banale et simple rixe ne tient pas" pour qualifier la mort du jeune homme, en particulier compte tenu de la violence des coups portés : "Il s'agit d'un meurtre, à mon sens, parce que les faits de violence inouïe, d'ultra-violence qui ont été commis sur ce jeune Quentin, se sont traduits notamment par des coups de pied qui ont été assenés à Quentin alors qu'il gisait au sol inanimé."
D'autant que le militant de 23 ans a été agressé par un groupe important : "Je dirais entre une dizaine et une vingtaine sur la malheureuse victime", estime maître Rajon sur RTL. Des vidéos des faits circulent, actuellement étudiées par les enquêteurs.
Maître Rajon réitère ce dimanche matin sur RTL que Quentin ne méritait pas de mourir pour ses idées. Il "n'était pas quelqu'un de violent, qui avait certes des idées nationalistes, mais qui les concevait d'une manière pacifique et non violente. Il était militant, il avait ses idées, mais pour autant, c'était quelqu'un qui était animé d'une non-violence et qui ne militait pas par l'agressivité, l'animosité ou la violence."
Au lendemain de l'annonce de la mort de Quentin, sa famille "appelle au calme et à la retenue", mais reste pour autant "dans une logique de détermination et de résolution", indique maître Rajon. "Parce qu'elle ne souhaite pas que cette affaire soit vue par le grand public comme une simple bagarre, comme une simple rixe entre deux bandes rivales."
À cette heure, les agresseurs de Quentin n'ont pas encore été identifiés, mais l'un des jeunes qui accompagnaient Quentin a été entendu par les enquêteurs, qui tentent de retrouver les responsables en exploitant les images de vidéo-surveillance de la ville.
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