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Mort de Quentin : Gérald Darmanin affirme que "l'ultragauche a manifestement tué" et dénonce "une complaisance de LFI pour la violence politique"

Invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6 ce dimanche 15 février, le ministre de la Justice a dénoncé la violence d'ultragauche qui a causé la mort du militant nationaliste de 23 ans à Lyon.

Gérald Darmanin, le 15 février 2026 sur RTL

Crédit : RTL

Laurène Rocheteau & Olivier Bost

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"Aujourd'hui, l'ultragauche a démontré son hyperviolence." Invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6 ce dimanche 15 février, Gérald Darmanin a réagi au lendemain de la mort de Quentin, militant nationaliste agressé à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Roué de coups, Quentin a succombé à ses blessures samedi. "Ce jeune homme est mort lâchement molesté, par l'ultra-gauche, incontestablement", affirme le ministre. 

Le ministre de la Justice dénonce une violence politique "très inquiétante" en France, qui découle notamment d'une violence selon lui exprimée dans les discours politiques : "Les discours politiques violents amènent à la violence physique", a-t-il déclaré, estimant qu'il y a "une complaisance de La France insoumise pour la violence politique". Il accuse notamment le parti de "faire semblant de ne pas voir que les mots tuent'. 

Citant notamment de précédents propos de La France insoumise, dont des membres avaient déclaré par le passé que “la police tue”, Gérald Darmanin estime “qu’on voit bien que là, manifestement, c’est l’ultragauche qui a tué”

Une "violence très débridée" en particulier "sur les réseaux sociaux"

Quentin était présent vendredi pour assurer la sécurité de jeunes militantes du groupe identitaire Némésis, qui protestaient contre la conférence de Rima Hassan. "Personne ne doit mourir pour ses idées", rappelle aujourd'hui Gérald Darmanin, qui déplore "des discours politiques, notamment ceux de La France insoumise et de l'ultragauche, qui mènent malheureusement à une violence très débridée", en particulier "sur les réseaux sociaux". 

Une violence qui se traduit selon lui aussi dans le monde physique, comme le montre la mort de Quentin. "Aujourd'hui, c'est l'ultragauche qui a tué."

Personne ne doit mourir pour ses idées

Gérald Darmanin, ministre de la Justice

Le groupe antifasciste mis en cause dans la mort de Quentin avait fait l'objet d'une demande de dissolution de Bruno Retailleau, mais un appel avait eu lieu devant le Conseil d'État. Gérald Darmanin, qui rappelle avoir lui-même proposé des dissolutions de groupuscules d’ultragauche comme d’ultradroite, indique que “ce n’est pas parce qu’on dissout un organisme qu’on met fin à la violence”. 

Darmanin appelle à "proscrire la violence du débat politique"

Il appelle ainsi à "tirer des conséquences extrêmement opérationnelles" de cette affaire, et affirme qu’il "faut arrêter les personnes qui ont commis ces actes ignobles, mais il faut aussi que tous les dirigeants politiques sachent que quand ils parlent, ils parlent à des millions de Français".

S'il met en cause la responsabilité de l'extrême-gauche dans la mort de Quentin, Gérald Darmanin rappelle le risque représenté par l'extrême-droite également : "Il y a eu des moments et il y aura peut-être des moments où des groupes d'ultradroite, qui sont extrêmement dangereux également, montreront leur violence." Il appelle à "proscrire la violence du débat politique", sans quoi "nous constaterons vraiment que la démocratie est fragile".

Une vigilance accrue en cette période électorale

Après les violences survenues à Lyon, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a adressé un courrier aux préfets appelant à la "vigilance autour des rassemblements à caractère politique et des permanences de campagne". Dans cette lettre, il dit souhaiter que l'attention des autorités "se porte sur la sécurisation de ces événements, de leurs abords et des rassemblements auxquels ils peuvent donner lieu, pour éviter tout trouble à l'ordre public et pour garantir la sécurité des personnes et des biens."

Gérald Darmanin souligne lui aussi devant le Grand Jury le besoin d'une quiétude politique en cette année d'élections municipales, rappelent que les agressions d'élus sont désormais monnaie courante. Il cite notamment la violence ciblant le meeting du député Renaissance Karl Olive à Poissy, visé par des tirs de mortiers qui ont fait cinq blessés. "L'extrême polarisation entre les deux camps de l'extrême-droite et de l'extrême-gauche risque de nous mener à d'autres drames," avertit-il. 

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