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Un bâtiment de l'Institut d'études politiques de Lyon, en février 2024
Crédit : Thibaut Durand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Quentin D., le jeune homme de 23 ans proche du collectif identitaire Némésis et grièvement blessé en marge d'une conférence à Sciences Po Lyon, est mort, a annoncé le parquet, ce samedi 14 février, après deux jours d'hospitalisation.
Alors que l'enquête se poursuit pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort, dans laquelle seraient impliqués des militants antifascistes, le profil de la victime se dévoile peu à peu.
Présenté sur RTL par l'avocat de la famille, Maître Rajon, comme un "étudiant en mathématiques studieux, joueur de tennis et amateur de philosophie et de littérature", Quentin, originaire de Vienne (Isère), s'était récemment converti au catholicisme durant son adolescence, avant de fréquenter une paroisse traditionnaliste de Lyon. Il était investi dans la vie pastorale, en particulier au sein de la chorale. "Il était animé d'une foi profonde, cherchait le bien commun", ajoute l'avocat.
D'après Me Rajon, Quentin militait depuis plusieurs années au sein de groupes nationalistes lyonnais, mais toujours de manière non-violente, précise-t-il. "Il avait des idées nationalistes, mais il les concevait d'une manière pacifique et non-violente. Il était militant, il avait ses idées, mais pour autant, c'était quelqu'un qui était animé d'une non-violence et qui ne militait pas par l'agressivité, l'animosité ou la violence."
Le jeune homme fréquentait notamment Academia Christiana, une organisation catholique et identitaire créée dans le sillage de la Manif pour tous, accusée d'antisémitisme et d'incitation à la violence. Quentin n'avait toutefois jamais été mis en cause dans la moindre affaire, précise sa famille dans un communiqué.
Quentin participait aussi aux activités de Nemesis. Le collectif d'extrême droite l'a d'ailleurs sollicité jeudi pour assurer la protection des militantes lors de l'action visant à protester contre la conférence donnée par l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon. C'est à ce moment-là que Quentin a été roué de coups, relate l'avocat de sa famille.
"Il a été évoqué qu'il faisait partie du service d'ordre de ces jeunes filles de Nemesis. En réalité, il n'avait jamais fait partie d'un service d'ordre. Il n'était pas agent de sécurité. Ce n'était pas quelqu'un de violent. Ce n'était pas un gros bras d'extrême droite", estime Me Rajon.
"Je pense qu'il a voulu aller sécuriser ces jeunes filles qui venaient à 5 ou 6 faire de l'agit-prop devant la conférence de Rima Hassan et il a dû venir peut-être en dernière minute leur prêter main forte, sachant que la sécurité de ces jeunes filles est souvent mise en danger et qu'elles sont parfois confrontées à des faits de violence de la part de militants de l'autre bord. Mais toujours est-il que ce n'était pas un membre de service d'ordre rompu à ce type d'événement, et qu'il a été ciblé par une violence inouïe et à une tornade de coups auxquels il a dû, hélas, succomber."
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