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Nicolas Sarkozy : "Son union nationale, à Hollande, ça commence à me courir"

Selon "Le Canard Enchaîné", le président de l'UMP est pressé de tourner la page de l'esprit du 11 janvier pour que la course à 2017 reprenne ses droits.

Nicolas Sarkozy, à la tête de l'UMP depuis le 2 décembre 2014
Nicolas Sarkozy, à la tête de l'UMP depuis le 2 décembre 2014
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Nicolas Sarkozy a hâte d'en finir avec "l'esprit du 11 janvier". Selon Le Canard Enchaîné du 21 janvier, le président de l'UMP est déjà fatigué par l'union nationale prônée par François Hollande dans la foulée des attaques terroristes qui ont coûté la vie à 17 personnes en France entre le 7 et le 9 janvier dernier. 

S'il a publiquement reconnu que son successeur à l'Élysée a "fait ce qu'il fallait faire" dans sa gestion de la tragédie, l'ancien chef de l'État montrerait de sérieux signes d'agacements en coulisses face au climat d'union sacrée qui pèse sur la vie politique hexagonale depuis deux semaines.

Absent de marque aux 70 ans de l'AFP

"Son union nationale, à Hollande, ça commence à me courir", aurait-il ainsi confié récemment à son entourage rue de Vaugirard, manifestement irrité de voir François Hollande capitaliser sur la concorde nationale pour soigner sa cote popularité et tenter faire avancer les réformes du gouvernement.

Signe de cette lassitude, Nicolas Sarkozy a préféré se rendre aux 20 ans du syndicat de police Alliance plutôt qu'aux 70 ans de l'Agence France Presse où il était invité aux côtés de tout le gratin du monde politique, "La liberté de la presse, oui, d'accord, c'est bien gentil. Mais franchement, je préfère aller voir les flics", aurait-il ainsi affirmé en privé pour justifier son choix de bouder la cérémonie.

Il prépare la contre-attaque de l'UMP

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Pris de court par les attentats et le bond de popularité du pouvoir exécutif, qui a repris à son compte la plupart de ses mesures antiterroristes et sécuritaires, Nicolas Sarkozy ronge son frein. Mais comme le rapporte Le Canard Enchaîné, il prépare déjà la contre-attaque de l'UMP.

"Il sera bien un moment où on sera obligés de dire que leurs propositions ne vont pas assez loin. Je parie que Hollande et Valls n'arriveront pas à convaincre Taubira qu'il faut faire évoluer sa politique pénale angélique. Et ce jour-là, on ne sera pas muets, aurait ainsi confié un Nicolas Sarkozy pressé de voir la course à 2017 reprendre sa marche en avant. 

Peut-être dès ce mercredi soir puisque le président de l'UMP est l'invité de David Pujadas au journal de 20 heures de France 2.

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