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"Ni de près, ni de loin" : Éric Coquerel assure sur RTL que LFI n’a "aucun rapport" avec la mort de Quentin Deranque et dénonce "une récupération sordide"

Le député insoumis de Seine-Saint-Denis a assuré, ce mardi 17 février sur RTL, que la France insoumise "rejette toutes violences politiques".

Éric Coquerel, dans le studio de RTL le 17 février 2026

Crédit : RTL

"Ni de près, ni de loin" : Éric Coquerel assure sur RTL que LFI n'a "aucun rapport" avec la mort de Quentin Deranque et dénonce "une récupération sordide"

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"Ni de près, ni de loin" : Éric Coquerel assure sur RTL que LFI n'a "aucun rapport" avec la mort de Quentin Deranque et dénonce "une récupération sordide"

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Olivier Boy & Marie-Pierre Haddad

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Quentin Deranque, militant de 23 ans au sein du groupuscule identitaire Némésis, a succombé à des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés. Le procureur de Lyon a requalifié l'enquête en "homicide volontaire". Certains ont été identifiés mais aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade.

Invité de RTL, ce mardi 17 février, le député insoumis de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel, a dénoncé une "récupération sordide et politique". "Tout cela est un récit qui va de l'extrême droite, au gouvernement, jusqu'à Raphaël Glucksmann", a-t-il ajouté. "Ni de près, ni de loin, nous n'avons à voir avec cette mort", a insisté le député.

"Tout le monde sait (...) que nous rejetons toutes violences politiques, donc nous rejetons la rixe qui a opposé deux groupes dans les rues de Lyon ce jour-là (jeudi 12 février, ndlr) (...) Ce n'est jamais la solution et évidemment nous condamnons le fait qu'à un moment donné, on s'acharne sur un homme seul. C'est à l'inverse de nos valeurs", a indiqué l'élu. "Il y a quelqu'un de 23 ans qui a perdu la vie. Je pense aux parents de ce jeune homme, quelles que soient les opinions de ce jeune homme qui en l'occurence était un militant de l'ultra-droite", a-t-il ajouté. 

"On voit bien que l'objectif, c'est de nous affaiblir"

Éric Coquerel a accusé Maud Bregeon et Gérald Darmanin de "reprendre les attaques de l'extrême droite". La porte-parole du gouvernement a dénoncé la "responsabilité morale" de la France insoumise dans un "climat de violence" présent dans le débat politique. Quant au ministre de la Justice, lors du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, il a affirmé que "l'ultragauche a manifestement tué" et pointé "une complaisance de LFI pour la violence politique".

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"C'est un récit qui a commencé quand Laurent Nuñez (ministre de l'Intérieur, ndlr) a estimé qu'il fallait nous classer à l'extrême gauche (...) On voit bien que l'objectif, c'est de nous affaiblir ou d'éliminer la seule force alternative de gauche capable d'empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir donc je le dénonce avec la plus grande virulence", a affirmé Éric Coquerel. "Il y a une manière de faire qui est scandaleuse", a-t-il poursuivi.

La Jeune Garde a été "réellement dissoute"

Selon les premiers élements de l'enquête, des militants du groupe antifasciste La Jeune Garde seraient à l'origine des coups portés contre Quentin. Ce groupuscule a été dissous en juin 2025. "Elle a été réellement dissoute", a insisté Éric Coquerel. "La Jeune Garde, dans le milieu qu'on appelle 'antifa', avait un intérêt profond, c'est qu'ils politisaient de manière très forte leurs actions notamment en terme de protection (...) Ils n'ont jamais théorisé et pratiqué ce qu'on a vu dans les rues de Lyon, c'est-à-dire non pas quelque chose qui protège, mais quelque chose qui attaque", a-t-il expliqué.

Le 30 avril 2025, Jean-Luc Mélenchon déclarait lors d'un meeting dans l'Yonne que "c'est une organisation alliée au mouvement insoumis, des jeunes gens qui détestent le fascisme. Je leur donne raison et qui se mettent en rang par deux, par trois, par quatre, pour protéger nos cortèges quand on vient nous taper dessus, et qui interviennent dans les quartiers quand il y a des ratonades". "Bravo jeunes gens, continuez jeunes gens", avait-il lancé.

"La responsabilité première, c'est le fait que l'on ait prévenu la police du fait que le collectif Némésis venait et contrairement aux meetings de n'importe quelle autre formation politique, ces gens-là peuvent être à la porte des rassemblement avec tout ce que cela implique, avec des méthodes que l'on connaît, d'intervention qui sont plus musclées. Il y a une responsabilité du ministère de l'Intérieur", a ajouté Éric Coquerel.

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