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Agression mortelle, vidéo et groupuscules identitaires et fascistes : ce que l'on sait de la mort de Quentin à Lyon

Quentin D., un étudiant de 23 ans, est mort après une violente agression survenue en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à l'Institut d'études politiques (IEP) de Lyon. Le procureur doit tenir une conférence de presse ce lundi 16 février, à 15 heures pour lever les zones d'ombre qui demeurent.

L'hôpital Edouard Herriot, où est mort Quentin, militant identitaire de 23 ans, à Lyon, en février 2026

Crédit : AFP

Mort de Quentin D. : les explications de Frédéric Perruche au micro de Jérôme Florin

00:06:02

Frédéric Perruche

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Que s'est-il passé à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurdéputée Rima Hassan à Sciences Po ? Un militant du groupuscule identitaire Némésis, Quentin D. est mort, samedi 14 février, après un violent affrontement avec des militants antifascistes survenu deux jours plus tôt. Le parquet doit tenir s'exprimer, ce lundi 16 février sur l'enquête en cours, après l'agression mortelle du jeune militant. Invité du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a pour sa part attribuée de manière "incontestable" à "l'ultragauche"

Ensuite, c'est au tour du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, de déclarer sur France 2 que "manifestement c'est l'ultragauche qui était à la manoeuvre". Avant lui, d'autres responsables politiques dont Marine Le Pen, Bruno Retailleau ou Gabriel Attal, avaient fait le lien entre l'extrême gauche et le décès du jeune Quentin D.

Qu'est-ce qui a conduit à la mort du jeune homme ? Pourquoi tout a dérapé jeudi 12 février en fin de journée ?

Un affrontement entre le service d'ordre de Némésis et une quinzaine de jeunes antifascistes

Des membres de Némésis, le collectif identitaire proche de l'extrême droite  manifestaient devant Sciences Po Lyon. Des membres ont subi une première agression, une échauffourée. Dans une rue à côté, tout s'est noué. Faisant partie du service d'ordre, Quentin D., étudiant de 23 ans, a été appelé en renfort, chargé d'assurer la sécurité des militantes.

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À ce moment-là arrivent des trentaines de jeunes antifascistes lyonnais qui ont attaqué ce groupe auquel appartient Quentin. Ils ont été très vite débordés et se sont retrouvés à trois, encerclés par une quinzaine de jeunes d'ultra gauche.

Selon l'avocat de la famille de Quentin, Me Fabien Rajon, le jeune homme a été victime d'un "crime", d'"un guet-apens méthodiquement préparé". Les trois membres de Némésis, dont Quentin, ont été violemment frappés. Deux d'entre eux ont réussi à s'extraire. Quant à Quentin, il est resté au sol un peu plus longtemps. Mais il a fini par se relever, même s'il a été fortement touché à la tête.

Une vidéo qui montrent la violence des coups

La vidéo de l'agression de Quentin en ligne sur les réseaux sociaux a été authentifiée. Les coups étaient violents. Au micro de RTL ce lundi 16 février, le député européen Raphaël Glucksmann a qualifié ces images de "révoltantes". Il a expliqué avoir été "pris par le dégoût, la révolte, l'indignation, la colère". "Il n'a rien d'antifasciste dans ce qu'il s'est passé, on ne lynche pas, on ne tue pas en démocratie", a-t-il ajouté.

Un laps de temps d'1h30 avant l'intervention des secours

Après l'agression, on voit Quentin se relever. Il se rend avec son ami plus légèrement blessé sur les quais de Saône, à côté de Saint-Georges, lieu où il avait l'habitude d'aller à la messe. Ensuite, un laps de temps d'1h30 doit encore être éclairci. 

Vers 18 heures, des témoins ont trouvé Quentin D. en très mauvaise position sur ces quais et les secours sont intervennus. La police, elle, a été très peu présente. Ce n'est que le lendemain que les forces de l'ordre ont fait le lien entre la conférence à Sciences Po, le guet-apens dans une rue à proximité et le décès de Quentin plus tard dans la soirée.

Une enquête a été ouverte du chef de coups mortels aggravés et de violences aggravées. Le procureur de Lyon doit tenir une conférence de presse ce lundi à 15 heures pour lever les zones d'ombre qui demeurent sur cette agression.

"Nous n'avons rien à voir avec cette histoire", a réagi Jean-Luc Mélenchon

La Jeune Garde a fait savoir par son avocat qu'elle ne "saurait être tenue pour responsable" des évènements de jeudi, "ayant suspendu toutes ses activités". Jean-Luc Mélenchon a répondu aux accusations : "Nous n'avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent sont des calomniateurs". "Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches", a-t-il ajouté, soulignant avoir "dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence". 

Les militants antifascistes appartiennent au mouvement de la Jeune Garde. Il s'agit d'un groupuscule antifasciste dissous en juin 2025. Ses membres continuent pourtant de se retrouver dans les manifestations lyonnaises avec les Black Blocs. Son leader est Raphaël Arnault, député insoumis du Vaucluse élu en 2024. 

Lyon est le théâtre de nombreuses frictions, violences, agressions et de ripostes entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Parmi les mouvements identitaires, des groupes tels que Les Remparts, Bastion social, le GUD sont aussi implantés dans la vie. De même pour des mouvements antifascites, avec Le Gale, un groupuscule écolo-radicaux, libertaires, anarchistes, antifas et anticapitalistes.

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