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Mort de Quentin Deranque : le militant a été frappé par 6 personnes, une enquête désormais ouverte pour "homicide volontaire"

Deux jours après la mort du militant nationaliste de 23 ans après une agression à Lyon, le parquet tient ce lundi 16 février une conférence de presse pour présenter les avancées de l'enquête. Dimanche, le procureur annonçait que les services de police avaient "recueilli plusieurs témoignages significatifs".

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, le 16 février 2026

Crédit : OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

Jérémy Billault

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Ce qu'il faut savoir
  • Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse pour faire le point sur l'enquête sur l'agression mortelle du jeune militant nationaliste Quentin Deranque.
  • Le procureur de Lyon annonce que l'enquête sur la mort de Quentin Deplanque est désormais ouverte pour "homicide volontaire" et qu'au moins six individus ont frappé le jeune homme.
  • Ce militant de 23 ans a été déclaré mort samedi, deux jours après avoir été agressé. 
    Une source proche du dossier évoque "une bataille rangée entre des membres de l'ultragauche et de l'ultradroite" dans les rues avoisinantes de Sciences Po Lyon, où se tenait une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
  • Sur RTL, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé dimanche que "c'est manifestement l'ultragauche qui a tué" le jeune Quentin.

    Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez assure également que "les témoignages vont en ce sens manifestement", désignant directement le collectif la Jeune garde.
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Quentin Deranque raccompagné par un ami avant d'être hospitalisé

Un ami de Quentin Deranque, qui ne se trouvait pas initialement sur les lieux, est venu à sa recherche pour le ramener chez lui. Il appelle les secours sur le chemin de son domicile, Quentin Deranque est alors hospitalisé en urgence.

Aucune interpellation pour le moment

L'enquête cherche à identifier l'ensemble des auteurs directs des faits criminels, en se basant, non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis par des investigations de police. Aucune interpellation n'a eu lieu pour le moment.

Des circonstances aggravantes retenues

Une première enquête du chef d'homicide volontaire a été ouverte avec les circonstances aggravantes de violences en réunion, avec arme et masquée. Une seconde pour association de malfaiteurs en vue de commettre un délit.

Les images de la conférence de presse du parquet de Lyon

C'est la fin de ce direct consacré à la conférence du procureur de Lyon. Quatre jours après l'agression mortelle du militant Quentin Deranque, le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "homicide volontaire". Il a précisé que les coups portés par "au moins six" personnes à l'étudiant nationaliste étaient "mortels".

Quentin deranque blessé par Des coups de couteau ? Non, absolument pas

Interrogé pour savoir si des coups de couteau avaient été portés, le procureur a répondu "non, absolument pas", démentant des premières informations données vendredi à l'AFP par une source proche de l'enquête.

"Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus"

Alors que le gouvernement a pointé du doigt le groupe antifasciste "La Jeune Garde", le procureur a refusé d'en dire plus sur le profil des agresseurs. "Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance", a-t-il éludé.

L'identification des suspects "prendra du temps"

"L'enquête criminelle se poursuit, l'identification et l'interpellation des auteurs prendra du temps", affirme le procureur, interrogé sur la présence de l'assistant parlementaire du député Raphaël Arnault. 

Une quinzaine de témoins interrogés

Aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade dans l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, requalifiée des chefs d'"homicide volontaire" et "violences aggravées", a déclaré lundi le procureur de Lyon.


La police a entendu "plus d'une quinzaine de témoins" et analyse des vidéos de l'agression, et "au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellation", a déclaré Thierry Dran lors d'une conférence de presse.

"Je ferai respecter la loi", martèle le procureur

"Je suis un magistrat du parquet, je m'occupe de faits et je ferai respecter la loi", affirme le procureur Thierry Dran, interrogé sur la tension politique autour du drame.  "L'enquête cherche à identifier l'ensemble des auteurs directs des faits criminels, en se basant, non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis par des investigations de police", assure-t-il.

Quentin Deranque raccompagné par un ami avant d'être hospitalisé

Un ami de Quentin Deranque, qui ne se trouvait pas initialement sur les lieux, est venu à sa recherche pour le ramener chez lui. Il appelle les secours sur le chemin de son domicile, Quentin Deranque est alors hospitalisé en urgence.

Le récit de l'agression, selon le procureur

Selon le procureur, l'altercation a éclaté après un "happening" du collectif identitaire Némésis, qui affichait une banderole en marge d'une conférence de Rima Hassan. Après de premières tensions, une altercation a éclaté avec "des jeunes hommes chargés d'aider le collectif Némésis", selon le procureur. 

"Pris à partie par un groupe d'une vingtaine d'individus masqués et cagoulés", trois jeunes hommes n'ont pas réussi à s'échapper et ont été frappés par "au moins six", en ce qui concerne Quentin Deranque.

Quentin Deranque est mort d'un "traumatisme crânien majeur"

Quentin Deranque est mort d'un "traumatisme crânien majeur", a annoncé le procureur ce lundi 16 février. Des lésions essentiellement à la tête qui ne permettaient aucune prise en charge médicale.

Aucune interpellation pour le moment

L'enquête cherche à identifier l'ensemble des auteurs directs des faits criminels, en se basant, non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis par des investigations de police. Aucune interpellation n'a eu lieu pour le moment.

Des circonstances aggravantes retenues

Une première enquête du chef d'homicide volontaire a été ouverte avec les circonstances aggravantes de violences en réunion, avec arme et masquée. Une seconde pour association de malfaiteurs en vue de commettre un délit.

Une enquête désormais ouverte pour homicide volontaire

Alerte

L'autopsie a démontré qu'il souffrait essentiellement de dommages à la tête, des lésions qui ne permettront pas de prise en charge médicale. Quentin Deranque a été victime d'un "traumatisme cranien majeur", mortel à brève échéance. Une enquête criminelle du chef d'homicide volontaire a été confiée au service de police de Lyon. Il n'y a pas eu d'interpellation.

Au moins six individus ont frappé quentin deranque

Alerte

"Un petit groupe de sept jeunes filles organisait une manifestation dans le cadre d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan, explique le procureur. Rapidement plusieurs personnes intervenaient pour tenter d'arracher la banderole. Vers 18 heures, les hommes chargés de les accompagner étaient pris à partie par un groupe d'une vingtaine d'individus". 

"Ces trois jeunes hommes ont été jetés au sol puis frappés par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deranque, poursuit-il. Quelques minutes plus tard, un autre ami de Quentin Deranque retrouve ce dernier encore conscient qui avait oublié le déroulé des faits". 

"deS témoignages significatifs" reccueillis par le parquet

Dimanche, le parquet avait fait état de "plusieurs témoignages significatifs" recueillis par la police dans cette enquête ouverte pour "coups mortels aggravés et pour violences aggravées, et qui "s'oriente à présent sur l'identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles".

Maud Bregeon dénonce la "responsabilité morale" de lfi

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a dénoncé lundi la "responsabilité morale" de la France Insoumise dans un "climat de violence" dans le débat politique, après l'agression mortelle de Quentin, un jeune proche de la mouvance nationaliste jeudi à Lyon.


"La France Insoumise encourage depuis des années maintenant un climat de violence. La France Insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d'ultragauche extrêmement violents", a-t-elle dit sur BFMTV/RMC. "Il y a donc, vis-à-vis du climat politique, du climat de violence, une responsabilité morale de La France Insoumise", a-t-elle ajouté.

Des croix celtiques et le prénom quentin taggés à tours

Des croix celtiques taguées à côté du prénom Quentin ont été retrouvées lundi matin sur les murs de l'université de Tours, a annoncé la direction de l'établissement, condamnant des "tags racistes" dans un contexte tendu.


L'université de Tours a dénoncé "la présence de très nombreux tags à caractère raciste, principalement des croix celtiques, sur les murs du campus des Tanneurs, dans un contexte national particulièrement sensible".

Des opérations de nettoyage ont été engagées dès lundi matin "afin d'effacer rapidement ces inscriptions", a indiqué la direction, dans un communiqué, en précisant qu'une plainte avait été déposée.

Macron appelle "au calme"

Le président de la République, Emmanuel Macron, a souhaité que soient poursuivis et condamnés les auteurs des violences à l'origine du décès de Quentin Deranque, appelant "au calme, à la retenue et au respect".

Que sait-on de la mort de Quentin deplanque ?

Que s'est-il passé à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po ? Un militant du groupuscule identitaire Némésis, Quentin D. est mort, samedi 14 février, après un violent affrontement avec des militants antifascistes survenu deux jours plus tôt. 

Les explications de notre correspondant à Lyon Frédéric Perruche ⤵️

La CFDT dénonce "l'ultrapolarisation des positions politiques"

La CFDT, première centrale syndicale, a condamné lundi "une ultrapolarisation des positions politiques" et un "climat guerrier" dans le débat, après l'agression mortelle de Quentin Deranque.


"La CFDT condamne le climat guerrier qui s'est emparé du débat public. L'ultrapolarisation des positions politiques est à l'origine de cette ambiance délétère qui refuse le dialogue, disqualifie toutes idées opposées aux siennes et voue aux gémonies les femmes et les hommes qui les portent", écrit l'organisation syndicale dans un communiqué.

Raphaël Glucksmann accuse LFI de "brutaliser" le débat

Le député européen (Place publique) Raphaël Glucksmann s'est exprimé sur RTL ce lundi 16 février, après la mort de Quentin, militant nationaliste, agressé en marge d'une conférence de Rima Hassan à Lyon. Il a notamment accusé LFI de brutaliser 

Darmanin : "l'ultragauche manifestement a tué"

Dimanche midi, sur RTL, le ministre de la Justice a affirmé que l'ultragauche manifestement a tué" Quentin, cet étudiant de 23 ans proche des identitaires. "Aujourd'hui, c'est l'ultragauche qui a tué, c'est incontestable", a encore déclaré le garde des Sceaux, invité du Grand Jury RTL/Public Sénat/Le Figaro/M6, dénonçant au passage le discours de La France insoumise. 


"Il y a en effet des discours politiques, notamment ceux de la France insoumise et de l'ultragauche, qui mènent malheureusement (...) à une violence très débridée sur les réseaux sociaux, une violence extrême sur les réseaux sociaux et dans le monde physique", a-t-il développé.

Quentin Deranque, "militant nationaliste-révolutionnaire" à lyon

Ancien membre du mouvement royaliste Action Française à Vienne (Isère), Quentin Deranque était "militant d'un groupe nationaliste-révolutionnaire local", a indiqué à l'AFP un porte-parole d'un autre groupe nationaliste lyonnais "Audace". 

"Certains disent qu'il était membre de la sécurité du groupe Némésis. Non, c'était un homme qui encadrait, qui entourait, qui accompagnait. C'était un pacifiste. Ce n'était pas du tout un extrémiste, comme certains veulent bien vouloir le dire", assure un paroissien de Saint-Georges, dans le 5e arrondissement de Lyon, qui connaissait le jeune homme.



L'assistant parlementaire DE raphaël Arnault se met en retrait

Directement cité par le collectif Némésis après l'agression de Quentin Deranque, l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, s'est mis en retrait en attendant la suite de l'enquête. 

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé lundi suspendre "ses droits d'accès" à l'Assemblée . "Sa présence dans l'enceinte de l'Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l'ordre public", explique un communiqué de la présidence du Palais Bourbon. Mme Braun-Pivet "a donc décidé de suspendre, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l'enquête judiciaire, les droits d'accès de ce dernier".

Des accusations d'abord portées par le collectif Némésis

Le collectif identitaire Némésis avait pour sa part affirmé que Quentin Deranque était chargé d'assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes, venues manifester contre la conférence Rima Hassan, et qu'il avait été agressé par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde.


Alice Cordier, présidente de Némésis, avait même désigné parmi les agresseurs Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault. "Je ne peux pas vous le confirmer. Il n'y a que le parquet qui peut le faire. Mais de ce que je comprends, il y a de nombreux témoignages, notamment de militants de la partie adverse qui le disent", a déclaré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur France Inter.

le ministre de l'intérieur accuse la jeune garde

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a pointé du doigt la possible implication du groupe antifasciste "La Jeune Garde", fondé à Lyon en 2018 et dissous en juin.


Ce collectif d'extrême gauche a été créé par Raphaël Arnault, aujourd'hui député de La France insoumise, qui a exprimé samedi sur X "horreur et dégoût" après la mort de l'étudiant. 

Dans un communiqué dimanche, la Jeune Garde a contesté toute responsabilité dans les "tragiques événements" survenus à Lyon, "ayant suspendu toutes ses activités" depuis sa dissolution.

Jean-Luc Mélenchon exprime "l'empathie" de LFI pour la famille

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé dimanche la "sidération", l'"empathie" et la "compassion" des Insoumis après l'agression mortelle jeudi d'un étudiant proche de la mouvance nationaliste à Lyon. 


"Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches", a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting électoral à Montpellier.

qU'est-il arrivé à Quentin deranque ?

Quentin Deranque, 23 ans, a été déclaré mort samedi, deux jours après avoir été agressé. Selon une source proche du dossier, il y a eu "une bataille rangée entre des membres de l'ultragauche et de l'ultradroite" dans les rues avoisinantes de Sciences Po Lyon, où se tenait une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.

C'est dans ce cadre que le jeune étudiant a été roué de coups peu après 18h00, selon la même source. Il avait été pris en charge en début de soirée par les secours, puis hospitalisé et placé dans le coma avec un pronostic vital engagé.

Le procureur de Lyon va s'exprimer sur la mort de quentin deranque

Bienvenue sur ce direct consacré à la conférence de presse du procureur de Lyon, Thierry Dran pour faire le point sur l'enquête sur l'agression mortelle du jeune militant nationaliste Quentin Deranque.

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