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Inondations à Sainte-Gemmes-sur-Loire le 16 février 2026
Crédit : Laetitia Notarianni / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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La lente décrue de la Garonne révèle d'importants dégâts dans le Sud-Ouest. Près de Gaujac, dans le Lot-et-Garonne, des agriculteurs ont tout perdu, une fois de plus. Entre sécheresses, tempêtes, inondations et grêles, ces dernières années, ils font face à des aléas climatiques récurrents
Loïc et son père Thierry utilisent une barque à la coque rouge, équipée d'un petit moteur, pour se rendre sur leur ferme encerclée par les eaux. C'est le seul moyen d'accès depuis les berges du vieux port de Marmande. Le parcours est semé d'embûches, nécessitant d'éviter les troncs d'arbres, les branches et de slalomer entre les peupliers pour atteindre l'exploitation.
"Tout est arrêté, on a toute la famille qui est là-bas qui est en train de nettoyer", explique Thierry. "On ne peut plus travailler, regrette l'agriculteur, en plus, il y a des dégâts au niveau des cultures. Ça, c'est nos pépinières de peupliers. Vous voyez, complètement inondées. Ici, il y a eu un mètre d'eau. Ça, c'est le matériel qui a baigné", désigne-t-il.
Cet épisode de crues a causé des dégâts s'élevant à plusieurs milliers d'euros. "Il y a une exploitation de vergers, de kiwis, qui ont été entièrement inondés. Ici, on a la première parcelle de vergers. Si l'eau reste trop longtemps dans les vergers, on risque de perdre carrément le verger", explique Loïc. Si une telle situation se produisait, le coût de reconstruction est estimé à 4 000 euros par hectare, pour un total de 4,5 hectares à restaurer.
Dans un hangar de l'exploitation, le jeune homme de 27 ans, montre les traces de peinture orange sur le mur, témoins des niveaux atteints par les crues passées. "Là, vous voyez, on a la trace de décembre 1981. Ça, c'était mon père. Et ici, 1952, c'est mon grand-père. Février 2021, elle était ici. Là, cette année, elle est 5 cm un peu plus haut", explique-t-il.
C'est conséquence du réchauffement climatique
Inès, la cadette de la famille
Inès, la cadette de la famille, habituellement employée de banque, est venue prêter main-forte pour déblayer. "C'est désolant parce qu'on l'a vécu il y a 4 ans, dans les mêmes conditions. C'est conséquence du réchauffement climatique aussi, qui fait qu'aujourd'hui on a de plus en plus de crues, de catastrophes naturelles.", déplore-t-elle.
La famille a également subi une sécheresse intense l'été dernier, marquée par des canicules. "Des climats extrêmes dans une même année. Des crues, des sécheresses. De la grêle. Pas grand-chose à faire, malheureusement", indique Loïc.
Nathalie, la mère de Loïc souligne la nécessité de s'adapter : "Il va falloir qu'on réfléchisse à comment on va faire pour pouvoir vivre ces inondations plus sereinement. Se protéger un peu plus, essayer de faire des monticules de terre pour qu'on puisse mettre le matériel vraiment en grosse hauteur."
Pas question pour la famille de quitter la terre de leurs ancêtres : "Non, toute notre vie est là, à partir où, quoi faire, qu'est-ce que vous voulez. C'est comme ça", se résigne Nathalie.
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