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Marine Le Pen tend la main aux élus LR : la suite logique de sa conquête, explique Alain Duhamel

ÉDITO - En allant à la rencontre d'élus Républicains, Marine Le Pen amorce la seconde phase de "sa stratégie de conquête". Un plan qui "ne peut réussir qu'à très long terme", explique Alain Duhamel.

Marine Le Pen au Parlement européen, le 13 juin 2019 à Bruxelles
Marine Le Pen au Parlement européen, le 13 juin 2019 à Bruxelles
Crédit : Aris Oikonomou / AFP
Marine Le Pen tend la main aux élus LR : la suite logique de sa conquête, explique Alain Duhamel
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Marine Le Pen tend la main aux élus LR : la suite logique de sa conquête, explique Alain Duhamel
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Alain Duhamel - édité par Joanna Wadel

Pour le lancement de sa campagne municipale, Marine Le Pen tend la main aux élus de LR et à tous ceux qui veulent s'opposer à Emmanuel Macron. Si ce n'est pas un changement de stratégie, c'est en tous cas une nette inflexion. La deuxième phase d'une stratégie de conquête.

En réalité, Marine Le Pen a d'abord voulu montrer que son parti pouvait arriver en tête des élections. Elle y est parvenu à l'occasion des élections européennes, deux fois, en s'appuyant notamment sur des œillades en direction d'électeurs Insoumis, et la suggestion d'un référendum anti-Macron pendant toute la période des "gilets jaunes". 

Pour sa deuxième phase, Marine Le Pen s'adresse donc aux maires, aux élus locaux et leur propose de discuter de plateformes, de postes, de répartition, d'alliances locales. C'est d'autant plus pragmatique que cette stratégie ne peut réussir qu'à très long terme

Il appartient aux Républicains de contenir leur parti

Mais il faut distinguer la grande part des électeurs des Républicains prêts à voter pour une alliance sur le plan local, mais certainement dans leur esprit dirigée par LR plutôt que par le Rassemblement national, des élus locaux effrayés de se voir submergés aux élections européennes dans leur commune. Mais tant que Les Républicains refuseront toute alliance avec le RN, les maires prêts à céder ne resteront qu'un petit nombre de cas.

Il est plus facile de passer des accords avec un parti centriste qu'un parti extrémiste.

Alain Duhamel
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D'un autre côté, La République En Marche applique la même méthode. C'est parfaitement symétrique, les deux partis dominants emploient les mêmes techniques, en s'adressant à l'électorat LR pour leur proposer des accords sur le même mode. Seulement pour LaREM, cette stratégie a plus de chances de fonctionner à une grande échelle pour des villes importantes. Simplement parce qu'il est plus facile de passer des accords avec un parti centriste qu'un parti extrémiste. 

En dépit de tout cela, émerge une question des plus importantes pour les citoyens : le Rassemblement national est-il la seule alternative possible ? Celle qui va également se poser est si les élections locales, municipales et départementales, vont permettre aux élus Républicains et Socialistes, qui sont très bien implantés, de rebondir. 

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