2 min de lecture 1er mai

Marine Le Pen renonce à sortir de l'Europe mais "elle la hait", dit Alain Duhamel

ÉDITO - La présidente du Rassemblement National était ce 1er mai à Metz, où elle a qualifié l'Europe de "Tchernobyl économique et social". Un comble pour Marine Le Pen, qui prétend désormais pouvoir changer l'Union "de l'intérieur", tout en la haïssant, remarque Alain Duhamel.

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Marine Le Pen renonce à sortir de l'Europe mais "elle la hait", constate Alain Duhamel Crédit Image : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alain Duhamel édité par Joanna Wadel

La présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, était à Metz le mercredi 1er mai. Si l'héritière de son père, Jean-Marie Le Pen, a toujours détesté l'Europe, cette dernière s'est surpassée en choisissant deux images auxquelles comparer l'Union : Tchernobyl et l'Union soviétique.

La catastrophe nucléaire est donc représentative à ses yeux du désordre social, économique et identitaire qui régnerait en Europe. Et l'Union soviétique, le symbole du despotisme absolu, incarnerait la cause du désespoir général. Bien qu'il soit probable que son obsession pour la Russie et Vladimir Poutine joue dans cette comparaison, ce choix reste assez étrange.

Car l'on comprend mal, dans ces conditions, pourquoi Marine Le Pen renonce à sortir de l'Europe et de l'euro. Si la présidente du Rassemblement National prétend qu'elle et ses alliés vont avoir la possibilité de tout bouleverser de l'intérieur, la réalité est toute autre : elle a compris que les Français étaient plus clairvoyants qu'elle ne l'est à ce sujet. Tant pis pour l'Europe, donc, Marine Le Pen y reste et elle la hait. 

Elle rêve du match revanche après avoir été humiliée.

Alain Duhamel
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Bien évidemment, elle continue d'instaurer un duel entre elle et Emmanuel Macron, et rêve, en combattante, du match revanche après avoir été humiliée, offensée, déçue. Et il faut reconnaître que le chef de l'État préférerait lui aussi, avoir de nouveau Marine Le Pen en face de lui plutôt que Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse. 

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Marine Le Pen, quant à elle, s'appuie sur deux choses. D'une part, que son rival, qui avait séduit une part des Français significative en 2017, possède aujourd’hui une image et une situation dans l'opinion qui est, pour le moins, fragile. Et d'autre part, elle a le sentiment que les idées des "gilets jaunes" lui donnent raison, qu'ils portent ses thèmes : les élites contre le peuple, le refus absolu de tout. 

Elle a le sentiment qu'en incarnant le populisme musclé et le nationalisme décomplexé, elle peut gagner. Et bien qu'elle ne soit pas favorite, Marine Le Pen, contrairement à il y a deux ans, a une chance de l'emporter. Des facteurs jouent en sa faveur, dont la vulnérabilité d'Emmanuel Macron

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