2 min de lecture Justice

Macron : trois nouvelles mises en examens dans le projet d'attaque de 2018

Trois personnes ont été mis en examen le 22 janvier dernier à Paris dans l'enquête sur "les Barjols", ce groupe proche de l'extrême-droite identitaire soupçonné d'avoir envisagé une attaque contre le président.

Emmanuel Macron, le 21 janvier 2021
Emmanuel Macron, le 21 janvier 2021 Crédit : Yoan VALAT / POOL / AFP
Capucine Trollion
Capucine Trollion
et AFP

L'enquête des "Barjols", groupe proche de l'extrême-droite identitaire, soupçonné d'avoir projeté une action contre violente contre Macron en 2018, se poursuit. Le 22 janvier dernier à Paris, trois nouveaux suspects ont été mis en examen, révèle l'AFP auprès du parquet anti-terroriste.

Le parquet anti-terroriste (Pnat) précise que ces trois personnes ont été mises en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle", et laissées libres sous contrôle judiciaire. Ils ont été interpellés mercredi, tout comme une quatrième personne relâchée sans poursuite à ce stade, en Haute-Saône, Meurthe-et-Moselle, et dans le Morbihan, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à la demande du juge antiterroriste chargé de l'enquête.

"Au moins un d'entre eux est ancré dans la mouvance d'ultradroite, voire nazie. Pas mal d'armes (...), certaines détenues légalement, d'autres a priori pas" ont également été retrouvées lors de ces interpellations, a expliqué une source proche de l'enquête à l'AFP.

Au moins 12 personnes mises en examen

Selon un décompte de l'AFP, au moins 12 personnes, au total, ont été mises en examen dans ce dossier. Une information judiciaire avait été ouverte le 6 novembre 2018, après l'arrestation de 6 sympathisants de l'extrême-droite radicale,  en contact pour la plupart via une page Facebook identitaire intitulée "Les Barjols".

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À l'époque, les enquêteurs avaient décidé d'intervenir après avoir appris que Jean-Pierre Bouyer, un retraité isérois et administrateur du groupe Facebook "Les Barjols", s'était déplacé dans l'est de la France, où Emmanuel Macron se trouvait pour son périple mémoriel sur le centenaire de la fin de la Grande Guerre. Dans une conversation interceptée par les forces de l'ordre, Jean-Pierre Bouyer évoquait l'idée de s'en prendre à Emmanuel Macron avec un couteau en céramique, non-détectable aux contrôle de sécurité. 

Laurent Nuñez, alors secrétaire d'État à l'Intérieur avait alors expliqué : "Il semble que le président de la République était pour eux une cible potentielle, même si le projet n'était pas abouti". Et début octobre 2020, un avocat de la défense expliquait : "C'est un dossier d'opportunité gonflé par les services" qui "ont surinterprété des propos incendiaires de gens révoltés mais qui n'avaient aucune réelle intention de projeter un attentat contre le président".

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