C'est la mort d'un personnage de l'État. Michel Charasse ou les bretelles les plus célèbres de la "Mitterrandie" et ce cigare façon barreau de chaise, dont l'odeur épicée a hanté les palais de la République pendant près de cinquante ans.
Charasse l'avouait avec gourmandise : "Quand Mitterrand me demande de flinguer, je flingue". Et il a beaucoup flingué comme maire et sénateur dans son Puy-de-Dôme natal mais surtout comme conseiller de l'Élysée. Quand il fallait remettre un peu d'ordre en coulisse, c'est Charasse qui s'en chargeait.
Était-il l'homme de droite du Parti socialiste ? Il répondait au micro de RTL en 1984 : " Non ! Mais pourquoi l'autorité serait incompatible avec le socialisme ? Le socialisme, ce n'est pas la pagaille ! Donc je ne vois pas pourquoi en étant socialiste on serait forcément partisan de la pagaille ou du laissez-aller..."
Michel Charasse avait des amis à droite. Certes "ce n'est pas interdit" disait-il, mais c'est déconseillé. Sa sympathie affichée envers Nicolas Sarkozy et surtout une affaire de dissidence locale lui avaient valu une exclusion du PS en 2008. Mais le cœur de Michel Charasse était bien socialiste. Ministre du Budget, il avait rétabli l'impôt sur les grandes fortunes.
Il a été promu officier de la Légion d'honneur par Emmanuel Macron comme un ultime hommage républicain.
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