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Législatives 2022 : Nupes, Renaissance, RN... Les ambitions à géométrie variable des partis

Les 12 et 19 juin prochains, les candidats seront soumis au vote des Français pour accéder, ou non, à l'Assemblée nationale. Mais toutes les forces politiques n'ont pas les mêmes objectifs.

L'Assemblée nationale (illustration)
L'Assemblée nationale (illustration)
Crédit : Thomas COEX / AFP
Lison Bourgeois & AFP

Les 12 et 15 juin prochains, les candidats s'affronteront pour obtenir un siège à l'Assemblée nationale. Si ce premier objectif est dans la tête de tous les candidats, toutes les forces politiques ne partagent pas la même stratégie. Pour le parti d'Emmanuel Macron, rebaptisé Renaissance, l'enjeu du scrutin des législatives est plutôt de rassembler et d'affirmer une majorité présidentielle. Après Jacques Chirac et François Mitterrand, Emmanuel Macron est l'un des rares présidents à être réélu. Il s'agit d'ailleurs du premier président réélu depuis le quinquennat et l'inversion du calendrier qui permet la succession des élections législatives à l'élection présidentielle.

Renaissance espère donc atteindre les 269 voix nécessaires à la constitution d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale. La majorité compte bien peser avec son alliance entre LaREM, le MoDem, Horizons, Agir et Territoires de Progrès. "Nous initions aujourd’hui un mouvement de refondation de La République en Marche pour pouvoir continuer à élargir ce mouvement politique", avait expliqué Stanislas Guerini le 5 mai lors d'une conférence de presse. 

Par ailleurs, de nombreux ministres ont aussi l'objectif de gagner les élections législatives dans leurs circonscriptions pour garder leurs places auprès du président de la République. En effet, s'ils perdent les élections des 12 et 19 juin prochains, ils devront quitter le gouvernement. Un conseiller d'Emmanuel Macron n'est d'ailleurs pas tout à fait serein pour Élisabeth Borne qui mène sa première campagne dans le Calvados.

Le Rassemblement national : constituer un groupe d'opposition

Le Rassemblement national (RN) présentera 569 candidats aux élections législatives. Marine Le Pen, elle-même, se présente d'ailleurs à sa réélection dans la 11e circonscription du département. Le RN ne se fait pas d'illusion sur sa capacité à priver Emmanuel Macron de sa majorité à l'Assemblée nationale. L'objectif du parti est donc de devenir un groupe d'opposition en obtenant minimum 15 sièges à l'Assemblée nationale, contre 6 à l'heure actuelle. 

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Selon Jordan Bardella, l'enjeu du scrutin est de décider "quelle sera l’opposition à Emmanuel Macron pendant cinq ans" et "permettre aux Français de décider quels seront leurs avocats contre la brutalité de la politique de monsieur Macron". Le RN veut donc devenir le premier groupe d'opposition face à Emmanuel Macron. Le groupe marche donc totalement sur les plates-bandes de la nouvelle union Nupes.

La Nupes : mettre en place une coalition

Si les divers partis de gauche n'ont pas réussi à s'allier pour l'élection présidentielle, la leçon semble avoir été retenue pour les élections législatives. Selon les mots de Jean-Luc Mélenchon, c'est une "alliance historique" des différents partis de gauche qui sera présentée à ce scrutin. Après plusieurs semaines de discussions, La France Insoumise (LFI), le Parti Socialiste (PS), le Parti Communiste Français (PCF) et Europe Écologie Les Verts (EELV) ont réussi à tomber d'accord.

L'objectif pour la France insoumise est clair : la nomination de Jean-Luc Mélenchon comme Premier ministre. Sur BFM-TV, mardi 19 avril, il demandait alors aux Français "d'élire les députés de l'Union populaire aux législatives" pour un fameux "troisième tour". "J'appelle les Français à m'élire Premier ministre", avait-il affirmé à de nombreuses reprises. Au-delà du poste de Jean-Luc Mélenchon, la Nupes cherche à obtenir la majorité à l'Assemblée nationale et mettre en place une coalition. Si cet objectif n'est pas atteint, les députés espèrent devenir le premier groupe d'opposition. 

Les Républicains : renaître après l'élection présidentielle

En ayant obtenu seulement 4,78% des voix à l'élection présidentielle, Valérie Pécresse a été éliminée dès le premier tour. Une douche froide inattendue pour le groupe Les Républicains (LR). Dans ce contexte tendu, les députés LR espèrent redonner de la force à leur parti avec les élections législatives. Les LR présentent 543 candidats, et ils sont 100 actuellement dans le groupe à l'Assemblée nationale. 

"La droite est un champ de ruines. Tout est à reconstruire. On est dans une question de survie", affirme un cadre, qui voit mal LR préserver sa centaine de députés actuels. "En voulant tout concilier, la droite a tout perdu", abondait récemment dans Le Figaro le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, en appelant à "repenser ensemble la question sociale et la question identitaire".  

Le groupe LR a aussi été malmené par de nombreux départs de députés républicains vers Emmanuel Macron, à l'image de Damien Abad. Selon le Huffpost, le parti LR cherche aussi à s'immiscer et se créer une place entre Emmanuel Macron et le RN. “Nous voulons incarner cette troisième voie, entre Emmanuel Macron et le RN”, disait Anne-Laure Blin, en campagne dans le Maine-et-Loire, à nos confrères du Huffpost.

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