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La privatisation d'Aéroport de Paris divise les Républicains

L'enthousiasme lié au succès de la tête de liste LR pour les élections européennes François-Xavier Bellamy dans les sondages commence à retomber avec le débat autour de la privatisation d'ADP.

François-Xavier Bellamy et Laurent Wauquiez
François-Xavier Bellamy et Laurent Wauquiez
Crédit : ROMAIN LAFABREGUE / AFP
La privatisation d'Aéroport de Paris divise les Républicains
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Pauline De Saint-Rémy - édité par Leia Hoarau

La légère embellie du parti Les Républicains dans les sondages a offert quelques semaines de répit aux troupes de Laurent Wauquiez. Mais la tête de liste pour les élections européennes, François-Xavier Bellamy, semble avoir atteint un palier. Et l'épisode de la privatisation d'Aéroport de Paris a jeté comme un froid...

Avant tout parce qu'il a ramené Les Républicains à leurs divergences de fond entre une droite libérale et "pro-business", et une droite dite "juste", qui cible les classes moyennes en priorité et qui, au Sénat, s'était opposée à cette privatisation au nom des principes gaullistes. Mais aussi parce que ses dirigeants se sont montrés incapables d'imposer une stratégie unique à leurs troupes, et ce alors que le patron des Républicains était très opposé à l'idée de s'allier avec la gauche pour réclamer un référendum, tout comme Christian Jacob et Bruno Retailleau, les chefs de file du parti à l'Assemblée nationale et au Sénat.

"Jacob a été envoyé au feu mardi matin mais c'était trop tard...", témoignait un député jeudi 11 avril. Problème majeur à leurs yeux : la "confusion politique" qu'engendre cette alliance de circonstance avec le Parti socialiste et la France insoumise. "On est dingues de faire ça à l'approche des européennes", soupirait l'un des proches de Laurent Wauquiez. Ils sont pourtant pas moins de 53 députés, soit un peu plus de la moitié du groupe, à avoir signé le texte.

Les Républicains, un "parti d'appoint"

Cela n'empêche pas néanmoins la droite de se féliciter du succès de Bellamy dans les sondages. De l'avis général, le choix du philosophe de 33 ans, avec son air très juvénile et ses idées bien à droite, a contribué à solidifier le noyau dur de l'électorat LR. "Il a colmaté la brèche conservatrice", se félicitait sobrement l'un de ses colistiers cette semaine avant de préciser : "Ceux qui auraient pu aller chez Dupont-Aignan". 

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Mais il en faudra plus pour "desserrer l'étau entre le RN et LaREM" et se rapprocher des 20% de François Fillon à la présidentielle en rattrapant les électeurs de centre-droit partis à En Marche. "L'enjeu, avec eux, c'est la crédibilité", assurait cette semaine un eurodéputé sortant, sans y croire follement.

Du côté des stratèges du parti pour certains c'est l'inquiétude : "Entre 12 et 15% on aura sauvé la mise, mais on reste un parti d'appoint. Le match se sera fait entre LaREM et le RN. Dans cette crise, dans une élection qui sociologiquement est censée nous être favorable, je ne considère pas ça comme un succès. Disons qu'on ne dépose pas le bilan mais ce n'est pas mirobolant..." Et d'aller même plus loin : "Macron peut nous asphyxier avec ses annonces la semaine prochaine. S'il réussit, le match est plié". Par "match", il parlait de 2022...

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