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Jordan Bardella ne veut pas de la "radicalité" de Jean-Marie Le Pen ou Éric Zemmour

Le président par intérim du Rassemblement National s'en est pris de manière véhémente au polémiste en qui il ne voit "aucune solution ou véritable projet alternatif à Emmanuel Macron".

Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national
Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national
Crédit : AFP
Quentin Marchal

Jordan Bardella prend ses distance avec Jean-Marie Le Pen et Éric Zemmour. Le président par intérim du Rassemblement national, ne veut pas revenir à la "radicalité" de l'ancien président du parti et père de Marine Le Pen, partition "que joue aujourd’hui Éric Zemmour", a-t-il estimé dans un entretien au Figaro mis en ligne vendredi soir. 

La radicalité est "une partition qu’a longtemps jouée Jean-Marie Le Pen et que joue aujourd’hui Éric Zemmour. Cette radicalité, nous n'avons pas envie d’y retourner. Nous ne reviendrons pas au Front national", a affirme au quotidien Jordan Bardella. 

"Cet écueil pousse à occuper une fonction tribunitienne. Votre voix porte peut-être davantage, mais ne permet pas d’accéder au pouvoir", ajoute l'eurodéputé d'extrême droite, dans une allusion au polémiste identitaire, qui n'a pas déclaré sa candidature à la présidentielle mais progresse dans les sondages au détriment de la candidate du RN Marine Le Pen.

Selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour FranceInfo et Le Parisien, publié vendredi, Marine Le Pen est donnée à 16% des intentions de vote, talonnée par Éric Zemmour à 15%, qui devance lui-même le candidat de droite Xavier Bertrand à 14%. Sans Éric Zemmour, Marine Le Pen remonte à 25% face à Xavier Bertrand donné à 17%.

Bardella persuadé que Le Pen accédera au second tour

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Jordan Bardella affirme aussi n'entendre "aucune solution ou véritable projet alternatif à Emmanuel Macron" de la part du polémiste. "Ni Louis-Philippe ni Auguste Comte ne feront baisser les factures d’électricité et de gaz des Français…", ironise-t-il à propos du putatif candidat féru d'histoire.

Le patron du RN dit sa "conviction que le second tour de la présidentielle opposera Emmanuel Macron et Marine Le Pen". Pour lui, "il y a une attention médiatique qui se concentre sur Éric Zemmour et qui entraîne un léger partage du vote souverainiste".

Il précise par ailleurs qu'il va se rendre dans les fédérations du RN avec l'ambition de tenir 100 réunions publiques en 50 jours, après des élections départementales et régionales "qui ont pu créer une déception au sein de l’appareil". "Notre rôle est de repartir au combat et de préparer l’armée démocratique avant Austerlitz", assure-t-il.

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