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"Je te parle comme je veux ma cocotte" : la maire de Paimpol accuse son prédécesseur de sexisme

INVITÉE RTL - "Il n'y a aucune excuse à ce genre de propos, il n'y a aucun clivage politique qui ne peut justifier que l'on s'adresse à une femme, à une maire, sur son ton-là", martèle Fanny Chappé, maire socialiste de Paimpol.

La mairie de Paimpol.
La mairie de Paimpol.
Crédit : Giovanni-PSV / Wikimedia Commons
Côtes-d'Armor : prise à partie par son prédécesseur, la maire de Paimpol dénonce des propos sexistes
04:34
Christelle Rebière

Si la parité progresse numériquement en politique, le sexisme lui a bien du mal à disparaitre. Au conseil municipal de Paimpol, dans les Côtes-d'Armor, la maire socialiste Fanny Chappé a été prise à partie par son prédécesseur lundi soir. "J'ai le droit de répondre, maîtresse, ou tu vas encore m'empêcher de parler ?", l'a interpelé Jean-Yves de Chaisemartin. Et lorsque la maire la repris sur sa façon de parler, l'ex-maire de Paimpol lui a rétorqué : "Je te parle comme je veux ma cocotte". Invitée sur RTL ce mercredi, l'élue qualifie ces propos de sexistes. 

Selon Fanny Chappé, le sexisme et l'impolitesse sont indissociables. "Je n'ai jamais entendu cet élu s'adresser à un homme en utilisant 'je te parle comme je veux mon poulet'", dénonce la maire de Paimpol, qui a retranscrit cet échange sur Twitter. Pour elle, aucun doute "oui c'est du sexisme".

"Au-delà d'un clivage politique, il y a des propos qu'on ne peut pas dire, sinon on leur trouvera toujours une excuse. On pourrait avoir tendance à banaliser ce genre de propos (...) il n'y a aucune excuse à ce genre de propos, il n'y a aucun clivage politique qui ne peut justifier que l'on s'adresse à une femme, à une maire, sur son ton-là", regrette la maire.

Les propos étaient déviants

Fanny Chappé - Maire de Paimpol

"À aucun moment il ne faut faire croire que ce sont des propos normatifs, il n'y a pas de norme. Non. Là, les propos étaient déviants, il faut juste reposer le cadre", souligne Fanny Chappé. Si son prédécesseur s'est défendu de toute misogynie sur Facebook, il ne s'est toutefois pas excusé. 

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"S'il considère qu'il n'est pas sorti du cadre, et que ses propos n'étaient pas déviants, ça renforce la gravité, ça voudrait dire qu'on voudrait faire croire aujourd'hui qu'il est normal de s'adresser à une femme maire en lui disant 'je te parle comme je veux ma cocotte', 'oui maîtresse', 'non maîtresse', c'est là que c'est grave. J'ai laissé 24 heures de réaction pensant très honnêtement que cette personne allait s'excuser. Elle ne le fait pas, en plus elle réitère et assume, c'est là que ça devient vraiment grave", martèle l'élue. 

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