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Grand débat : à Souillac, nouveau débat marathon pour Emmanuel Macron

Trois jours après un premier oral marathon, Emmanuel Macron est retourné sur la scène du grand débat face à 600 maires d'Occitanie rassemblés à Souillac, un bourg du Lot de 3.750 habitants.

Emmanuel Macron face à 600 maires à Souillac dans le Lot, le 18 janvier 2018
Emmanuel Macron face à 600 maires à Souillac dans le Lot, le 18 janvier 2018
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Leia Hoarau & AFP

Pour la seconde fois en trois jours, Emmanuel Macron a échangé vendredi 18 janvier pendant 6h30 avec 600 maires, dont certains l'ont prévenu que les mots seuls ne suffiraient pas à mettre fin à la crise des "gilets jaunes", à la veille de l'acte X du mouvement.

"Je vous mets en garde, monsieur le président : il ne faudra pas que ce débat devienne le grand bluff !", a averti le président de l'association des maires ruraux du Lot, Christian Venries, au début de la discussion dans la petite ville de Souillac.

"Nous avons besoin d'actes forts", a renchéri le maire de Cahors, Jean-Marc Vayssouze-Faure (PS), en lui remettant le cahier de doléances des habitants établi "par des mots plutôt que par des dégradations". Comme lui, de nombreux maires des 13 départements d'Occitanie ont pris au mot Emmanuel Macron qui avait souhaité mardi un débat "sans tabou".

Je suis un pragmatique, il n'y a pas de tabou

Emmanuel Macron, à Souillac le 18 janvier

À 6h32, sa durée a égalé celle de 6h38 de la réunion de mardi dans l'Eure. "Même Fidel Castro n'avait pas fait autant", en a souri le maire de Marsan (Gers), Aymeric de Montesquiou. Déjà venu à Souillac en février 2017 comme candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron a paru repartir en campagne en leur répondant, ôtant sa veste, debout au centre de l'agora et micro à la main, la politique des 20 premiers mois de son quinquennat.

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"Je suis un pragmatique, il n'y a pas de tabou", a-t-il affirmé, en se disant ouvert à des aménagements sur certaines décisions, comme les 80 km/h. Mais il a de nouveau défendu la suppression de l'ISF, l'une des premières revendications des "gilets jaunes". "Ce n'est pas un sujet entre les riches et les pauvres, c'est: est-ce qu'on veut aider à créer des emplois ?", selon lui.

Qualifiant le débat de "détonateur à intelligence collective", il a estimé qu'il n'était plus possible pour le monde politique de "décider comme avant, sans aller chercher de la délibération et de consensus". 

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