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"Gilets jaunes" : pourquoi leur retour n'inquiète pas le gouvernement

ÉDITO - Le retour des "gilets jaunes" est prévu ce samedi, ils seront suivis par les anti-masques. Le gouvernement de son côté ne soucie pas particulièrement de ce retour.

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Gilets jaunes : pourquoi leur retour n'inquiète pas le gouvernement Crédit Image : JACQUES DEMARTHON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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L'Edito Politique - Olivier Bost
Olivier Bost
édité par Nicolas Barreiro

Les "gilets jaunes" prévoient de faire leur retour dans nos rues le samedi 12 septembre, accompagnés par les anti-masques. Pourtant, le pouvoir ne semble pas plus inquiet que cela à ce sujet.

La première raison : dans leur surveillance des réseaux sociaux, les renseignements du ministère de l'Intérieur ne sentent pas de frémissement pour les rassemblements, très hétéroclites, de samedi. Il est vrai que les renseignements se sont déjà trompés, même très récemment. En juin, pour les manifestations du comité Adama Traoré ils s'attendaient à 2.000 personnes tout au plus. Il y en avait finalement plus de 20.000.

Les manifestations restent en effet une science compliquée. Mais il y a d’autres raisons pour le gouvernement de penser que samedi ne sera pas le grand retour des "gilets jaunes". Voilà ce qu’en dit Emmanuel Macron, qui se défend de faire tout pronostic : "Généralement quand le contexte économique et social est difficile ce n’est pas là qu’il y a des mouvements sociaux", explique le chef de l'État.

Son raisonnement, c’est que dans ces moments de crise aiguë, chacun cherche à s’en sortir. Autrement dit, les gens manifestent quand ça va bien ou que ça va mieux et qu’ils veulent une part du gâteau.

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Emmanuel Macron estime aussi que la réponse sociale à la crise sanitaire et à ses conséquences économiques ont été à la hauteur. Le "quoi qu’il en coûte", le chômage partiel, les aides aux plus démunis… L’amortisseur social français est sans équivalent. De quoi atténuer la colère.

Un enthousiasme que tout le monde ne partage pas

Autour du président, il y a des ministres un peu moins optimistes. "Même s’ils sont 500, nous aurons toujours le miroir déformant des chaines d’information continue", déplore l’un d’eux. Et l’une de ses collègues le dit aussi : "Quel que soit leur nombre, à la fin de la manifestation il y aura encore des violences". Inévitable, pour un conseiller du ministère de l’Intérieur : "Ceux qui veulent casser s’organisent". Tout cela reste anecdotique, sauf pour les commerçants des villes concernées.

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