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"Gilets jaunes" : "Je ne crois pas qu'un scénario bis soit envisageable", affirme un politologue

INVITÉ RTL - Deux ans après le premier samedi sur les ronds-points, le politologue chercheur au CEVIPOF, Bruno Cautrès, esquisse un bilan des tensions sociales au sein du pays.

Eric Drouet, une des figures des "gilets jaunes", à la marche dédiée aux blessés lors des manifestations, le 2 février 2019
Eric Drouet, une des figures des "gilets jaunes", à la marche dédiée aux blessés lors des manifestations, le 2 février 2019
Crédit : Zakaria ABDELKAFI / AFP
"Gilets jaunes" : "Je ne crois pas qu'un scénario bis soit envisageable", affirme un politologue
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La rédaction de RTL

Il y a deux ans jour pour jour, les "gilets jaunes" descendaient dans les rues, sur les ronds-points. Deux semaines plus tard, les Champs-Élysées étaient en feu. Pour éteindre la contestation Emmanuel Macron avait lancé le Grand débat et annoncé à son issue une avalanche de mesures pour calmer les colères. Mais avec la montée des tensions face à la crise sanitaire, le scénario d'un "gilets jaunes" bis est-il possible aujourd'hui ?

"Je ne crois pas que ce soit envisageable. Pour autant il ne faut pas en tirer la conclusion que ce que les "gilets jaunes" ont voulu représenter se soit évaporé dans la société. Il reste dans la société tout un tas de tensions sociales, sur le pouvoir d'achat et politiques. Le dossier sur le ressourcement démocratique français est au point mort par exemple. 

Un sondage de l'Ifop a été fait en septembre : 10% de personnes se déclaraient se sentir comme "gilets jaunes" et près de 40% personnes les soutiennent", explique Bruno Cautrès.

Les commerçants, les "gilets jaunes" de demain ?

"La situation va très mal au niveau du petit commerce donc il y a une colère. Les petits commerçants sont des porteurs d'un projet économique, ce ne sont pas forcément des gens qui ont envie de tout détruire mais sur ce front, il y a à la fois un sentiment de colère, d'incompréhension donc il y a un terrain dont le gouvernement devra beaucoup s'occuper", affirme-t-il.

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Quand on demande aux Français, le moral n'est pas bon et dans les enquêtes d'opinions, sur une échelle de 0 à 10, on est un peu plus de 6 au niveau de la colère. Récemment, une enquête a été réalisée qui montrait que plus de 70% des Français pouvait en 2022 exprimer un vote blanc ou anti-système ou une abstention

À travers la crise sanitaire ont émergé un certain nombre de figures emblématiques qui peuvent laisser penser que l'on est pas très loin de mouvements d'opinions qui ont été ceux des "gilets jaunes"", constate le politologue.

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